Données concernant les IST (Infections sexuellement transmissibles) en Région Alpes pendant l’année 2013

L’INSTITUT DE VEILLE SANITAIRE nous  transmet le bilan des Infections sexuellement transmissibles ( IST ) en région Rhône-Alpes pour l’année 2013.

http://www.invs.sante.fr/

La syphilis et la gonococcie sont des infections sexuellement
transmissibles (IST) responsables d’infections génitales
préoccupantes en raison de leur fréquence, du risque d’une
transmission accrue du VIH, des complications (atteinte
neurologiques pour la syphilis, etc.) et des séquelles (infertilité
secondaire) qu’elles peuvent engendrer.
Une augmentation du nombre de cas de syphilis et de gonococcie
diagnostiqués en France est observée depuis une vingtaine d’année
[1]. Parallèlement à cette recrudescence, des taux croissants de
résistance du gonocoque à la ciprofloxacine sont rapportés en
France et dans d’autres pays européens depuis la fin des années
1990 [2,3,4].
La syphilis et la gonococcie représentent donc un enjeu important de
santé publique nécessitant le maintien d’un système de surveillance
épidémiologique afin de pourvoir suivre les tendances, décrire les
populations exposées, mettre en place des études complémentaires
à la surveillance (cliniques, microbiologiques, comportementales) et
ainsi orienter les actions de prévention.
L’objectif de ce bulletin de veille sanitaire est de présenter les
résultats de la surveillance de la syphilis et des infections à
gonocoque au 31 décembre 2013 en région Rhône-Alpes et de
réaliser ainsi un retour d’information vers les déclarants.
Les données de surveillance 2013 montrent une tendance à la
baisse des cas syphilis déclarés qu’il est encore difficile d’interpréter.
La population touchée, de plus en plus jeune, est dominée par les
homo-bisexuels masculins mais des cas de syphilis chez les
femmes hétérosexuelles sont également observés en plus grand
nombre.
Le nombre d’infections à gonocoque, en revanche, est en hausse
surtout chez les homo-bisexuels masculins mais également chez les
femmes hétérosexuelles. Cette évolution s’explique en partie par le
recours au dépistage et l’utilisation de la PCR plus sensible. Les
femmes sont dépistées souvent lors de la découverte d’une
gonococcie chez le ou les partenaires. Chez les homo-bisexuels
masculins, le dépistage a été élargi sur les 3 sites (pharyngé, génital
et anal) compte tenu des pratiques à risque.
Au niveau des comportements, on observe une persistance des
comportements à risque avec une utilisation insuffisante du
préservatif, le multi partenariat et la pratique du sexe oral très peu
protégé.
La déclaration des IST à ’Institut de Veille Sanitaire (InVS) via sa
cellule en région (Cire) permet de construire des indicateurs
épidémiologiques indispensables pour le suivi de l’épidémiologie des
IST en Rhône Alpes même si le dispositif de surveillance est
volontaire et n’est pas exhaustif.
Dr Fatima Yassir-Oria, médecin référent CDDIST, Hôpital de la Croix-Rousse Lyon

Présentation de notre association ANIMA au 21 décembre 2012 sur ce blog.

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