Mission médicalisée en Basse Casamance, en janvier 2009 Chapitre 32

L’équipe est revenue à la nuit tombée de l’île de Karabane; chose surprenante il a plu dans la soirée alors que nous sommes encore bien loin de la saison des pluies, « l’hivernage »…
Tout a été préparé, toutes nos affaires personnelles,  matelas,  tentes, l’intendance, cantines des dentistes, des infirmières et de la pharmacienne sans oublier celle des médecins ont été chargées sur la pirogue et nous pouvons partir en ce début de semaine pour notre prochaine étape à l »embouchure du fleuve; l’équipe se répartit sur la pirogue et sur le catamaran. Nous descendons le bolong et retrouvons le cours principal de la Casamance; pour profiter du vent favorable Coriolis déroule son foc et, vent arrière, nous emporte vers le bolong de Diogué; arrivés à la belle ligne d’arbres qui borde la plage et que l’on voit de très loin,

dscn7017.1239800839.jpgnous embouquons sur la droite, en rasant la rive, le bolong pour venir mouiller dans le premier grand méandre où Miss Terre est déjà à l’ancre; Igor et Diane nous filment depuis leur annexe complétant la vidéo qu’ils entendent  consacrer aux actions d’ANIMA;

dscn7025.1239800901.jpg nous allons camper sur les terres d’Yvon Barbeau, dentiste qui projetait de s’installer avec Mélanie à Diogué pour y poursuivre le soutien dentaire qu’il offrait aux populations depuis longtemps. Tristesse infinie, en pensant à lui et à Mélanie, de découvrir la grande case en bois, ronde sur pilotis, dont il avait bien avancé la construction  qui reste inachevée depuis son décès, voici trois années  et se détériore déjà. Le petit bâtiment adjacent destiné à la cuisine n’a plus  de toit, les murs s’effondrent…Jean-Bernard, le gardien, n’a plus rien à garder…C’est là dans cet office que nous avions découvert un cobra voici deux ans!

La rive de la convexité du méandre où nous avons débarqué se creuse toujours plus comme nous le constatons  à chacun de nos passages: il faut poser la tente à quelques mètres car le risque d’effondrement existe bel et bien. La place a été nettoyée par les membres du comité de santé des herbes folles et sèches envahissantes pour notre arrivée. On nous avait suggéré, suite aux incidents relatés plus haut, de nous installer à l’intérieur des terres mais je préfère que toute l’équipe reste groupée autour des deux voiliers.

dscn7024.1239800873.jpg Gilbert l’ASC et André notre représentant sur place sur place nous accueillent. Ils nous accompagnent jusqu’à à la case de santé qui a grandement souffert, elle aussi, des intempéries: un grand pan de tôle du   toit a été emporté par les grands vents. Nous n’avons pas fini d’être surpris! En nous rendant chez le chef du village pour le saluer nous découvrons la salle des jeunes où nous avions exercé avant la construction de la case ou du moins ce qu’il en reste car elle est complètement détruite, rasée…Gilbert a bien fait de suivre nos conseils et de déménager dans la nouvelle case de santé même si celle-ci n’est pas sortie indemne de la tourmente.

Comments

  1. Sur ce blog nous avons publié le 7 juillet 2008 un article sur la maladie de Buruli, affection des plus préoccupante effectivement. Nous vous recommandons pour compléter la lecture de cet article d’aller sur le site référencé dans le commentaire.
    Notre ONG ANIMA intervient au Mali et en Casamance surtout où comme je l’ai déjà écrit nous n’avons pas rencontré à ce jour sur les îles de Basse Casamance cette affection tout en restant des plus vigilant.
    Votre association est à encourager certainement.

  2. Bonsoir à vôtre équipe

    J »était un très grand ami personnel d’Yvon Barbeau

    Je portai le nom de « Bon Jacques » dans l’équipe qui à rénover son voilier

    Je suis à la recherche de tout document me permettant de compléter sa bibliographie

    Je vous suis gré par avance de vôtre aide

    Très amicalement

    Matelot Bon Jacques

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