Sénégal: la replantation de la mangrove, un grand chantier en Casamance

 

 

 

Photo ANIMA: la mangrove à marée basse

Lors de sa visite au Sénégal le ministre français Pascal Canfin s’est rendu en Casamancecomme nous le rapporte RFI.

http://www.rfi.fr/afrique/20130914-senegal-mangrove-casamance-canfin-mor-ngom-oceanium-haidar-el-ali

Par RFI

« Le programme de replantation de mangrove en Casamance, au Sud du Sénégal, est le plus important au monde. Le ministre délégué français chargé du Développement, Pascal Canfin, s’est rendu en Casamance pour une visite de travail qui s’est achevée vendredi 13 septembre. Il a notamment été question de la régénération de la mangrove, barrière naturelle entre l’océan et les terres.

Avec notre correspondante à Dakar, Carine Frenk

Pascal Canfin était accompagné du ministre de l’Environnement Mor Ngom et du ministre de la Pêche, l’écologiste Haïdar El Ali. C’est ce dernier qui, avec son ONG l’Oceanium, a mené ce programme de replantation qui est aujourd’hui le plus important au monde. Quand la mangrove disparaît, les poissons n’ont plus d’abri pour se reproduire, l’eau devient salée et les cultures meurent.

Haïdar El Ali a lancé son programme de replantation à Tobor et c’est là que la visite du ministre français a commencé. « La première fois qu’on a planté, en 2006, ce monsieur, je m’en souviens très bien, a versé des larmes. Il m’a dit : ‘c’est la première fois de ma vie que je vois des gens planter des espèces sauvages’. On est resté amis ! C’est le gardien de la mangrove !» raconte-t-il.

La mangrove est indispensable à la vie : elle filtre le sel et l’arbre filtre l’air, et «sans arbre on étouffe !» ajoute un villageois. Villages après villages, ils se sont tous mis à replanter : en tout, 150 millions de palétuviers, 12 000 hectares replantés, 110.000 personnes mobilisées. Mais il faut planter encore. Sur la route de Marsassoum, c’est un spectacle de désolation. Sur vingt kilomètres, on ne voit plus que des souches d’arbres desséchés.

Pour Pascal Canfin, il est évident que la restauration de l’environnement est source de développement. « On touche du doigt le fait qu’il y a un lien direct entre la restauration des écosystèmes, de la nature, de la vie, et le développement, explique t-il... on voit bien que, quand on est face à ce paysage mort, qui peut croire que cela va générer du développement économique… quand on se retourne et que l’on voit une mangrove qui a repoussé, que tout est vert, qu’il y a des poissons et des rizières, on voit bien que c’est un succès !»

tags: CasamanceEnvironnementSénégal  »

 

Présentation de notre ONG ANIMA en date du 21 décembre sur ce blog.

 

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