Mission médicalisée en Casamance 12

23 avril 2012

6 H – Lever et déjà les mouts-mouts sont au rendez-vous. Le petit déjeuner est frugal car c’est le 3ème jour sans pain. On s’y habitue très bien. Les boulangers ont aussi besoin de repos !

7 H – Départ en pirogue pour Boune, c’est pas loin. 25 minutes environ et nous découvrons un village encore plus pauvre que Saloulou. Il y a cependant une case de santé avec un point d’eau (l’eau de ce puits est relativement propre, on pourra l’utiliser).

Sortir est cependant une épreuve, car nous sommes soumis à une vraie attaque de mouts-mouts. Dominique a déjà le visage d’un boxeur avec un œil à moitié fermé et malgré la chaleur, il s’est calfeutré complètement dans un kway, avec capuche serrée sous le menton.

On prépare cependant le matériel nécessaire pour faire notre travail. Ici, c’est vraiment isolé. Il n’y a pas de possibilité d’envoyer un sms ou d’utiliser le téléphone.On verra bien la prochaine étape…

Le travail s’effectue au rythme africain. Heureusement, dans ces conditions, il n’y a pas eu de gros problèmes.

La journée terminée, retour au campement de Saloulou où les mouts-mouts sont moins présents.

 

24 avril 2012

Lever – 6 H 30

Petit déjeuner rapide car les mouts-mouts sont de retour, ils attaquent en rangs serrés.

Néanmoins, on démonte le campement, on charge les cantines et tout l’équipement et nous voici repartis sur notre bonne pirogue dénommée  KASSOUMAY (qui veut dire en Diola tout à la fois: «bonjour, ça va, ça va bien »).

Après environ deux heures de navigation dans les bolongs, nous atteignons le village de Kouba.

Là, une vraie surprise nous attend. En effet, tout le village s’est rassemblé sur la plage du débarquement avec force musique, percussions, chants et danses. Le village a fait le grand jeu car ils ont sorti deux personnages mythiques : l’homme de paille et l’homme à tête d’antilope.

Ces deux personnages vont être escortés par tous jusqu’au village et après un défilé d’une heure environ, nous arrivons à Kouba. Toute la population nous aide à transporter le matériel pour fixer à nouveau la tente.

Au village, le chef nous attend sous un arbre à palabres. On s’installe donc en cercle pour écouter les discours : palabres de remerciements de notre venue. Le village applaudit et nous sommes émus de cet accueil.

Après ces agapes arrosées d’un peu d’orangina à température ambiante, nous allons visiter le centre de santé.

Celui-ci nous émerveille car le sol est carrelé et nous avons un endroit pour douche africaine (seau avec eau du puits et le godet en fer blanc).

Le village ensuite nous sert un repas avec le traditionnel riz, poisson. Ensuite on s’installe et on déambule un peu perdu car le travail ne commence que demain.

Dresser la tente se fait maintenant facilement avec une vraie entraide et bonheur du bonheur, il y a ici possibilité de téléphoner. Les nouvelles de la famille sont attendues, et nous pouvons donner aussi des informations de notre emploi du temps.

Je reçois un long message d’Annik, c’est bien bon.

 

Présentation d’ANIMA à la date du 23 décembre sur ce blog

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.