Mission en Casamance 7

18 avril 2012

Nous allons travailler à distance du campement au village de Diogué qu’on atteint après 20 ‘ de trajet dans le sable et à travers les rizières desséchées. On chemine donc les uns derrière les autres sur la digue qui isole les rizières.

Nous parvenons au centre de santé de Diogué. Il est 7 H 45 environ.

Le centre est digne de son nom. Il a été récemment restructuré et possède même une maternité. Il est doté de belles pièces équipées de bureaux et  d’un lit d’examens, avec eau courante (forage avec pompe solaire) et électricité par panneaux solaires.

La consultation devient une routine, à part un enfant atteint de malformation cardiaque qui justifie l’opération. Dominique s’occupera de l’adresser à  un chirurgien cardiaque de Lyon  qui fait partie de  » la Chaîne de l’Espoir ». Cet enfant justifie, à lui seul, l’action d’ANIMA. Il pourra, après l’intervention et la convalescence, rejoindre son village, comme un autre enfant confié au même professeur Robin, lors d’une mission précédente.

Nous avons la chance d’avoir avec nous Dominique, cardiologue; ANIMA  possède grâce à lui un électrocardiographe, bien utile et qui marche sur batterie. Un autre appareil a été restauré et sera confié à l’ hôpital d’Oussouye où Dominique ira, en fin de séjour, pour en expliquer le fonctionnement.

La matinée s’éternise et vers 14 H, c’est le repas.

Le village, par le biais de ses femmes, nous prépare le repas de midi, ce sera le plat traditionnel identique tous les jours : riz, poisson.

Toutes les brisures de riz sont dans une bassine émaillée, des tranches de poissons frits sont également posées sur le riz et parfois il y a des oignons.

On mange tous à même ce grand bol rond, avec une cuillère, et non pas avec les doigts: chacun creuse pour manger  le triangle devant lui.

Notre boisson est faite de l’eau de notre gourde (à température ambiante).

Ensuite, fin d’après-midi au centre, et retour au campement. Mais ce soir, un fort vent souffle, il fait froid et, en attendant le repas, on tente de faire une belote.

19 H 30, c’est l’apéritif  et repas fait d’un aïoli de poissons préparé par nos deux intendants qui se surpassent.

Ce soir, au bord du bolong, sur  son voilier,plutôt en triste état, amarré à la rive depuis un bon bout de temps ,  le skipper se montre. Nous invitons ce « toubab » à partager notre repas. Il nous raconte être seul sur ce bateau depuis six mois, essayant de donner des conseils d’hygiène à la population, en particulier en ce qui concerne le traitement des déchets, mais il prêche dans le désert…Il ne semble pourtant pas malheureux du tout.

La soirée ne s’éternise pas car le vent est trop froid et chacun retrouve sa tente, notre invité son voilier.

Présentation de notre ONG en date du 23 décembre sur ce blog.

 

 

 

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