Mission médicalisée en Casamance 3

Michel poursuit son récit de notre  mission itinérante sur les îles de Basse Casamance…

La pirogue nous a débarqués sur un ponton qui mène à une sorte de plage. Chacun récupère  ses bagages et on chemine dans un espace sablonneux, toujours dans la nuit noire avec les lampes frontales, jusqu’à un campement fait de quelques cases en dur, tenues par Hyacinthe qui sera notre interlocuteur local et sa femme Valérie, une bonne française de Castres, infirmière de son état.

Hyacinthe nous propose des plus gentiment , étant donné l’heure tardive, de ne pas monter les tentes et de profiter des cases non occupées au campement.

Nous voici donc installés à trois : Fafa le pharmacien, Michel de Sainte-Maxime et moi dans une chambrée avec deux lits, un double pour les deux Michel et un simple pour Fafa.
Nous avons hâte de nous endormir, on se niche donc sous la moustiquaire et bonne nuit les petits; il est 1 H du matin, on a bien mérité ce repos qui sera de courte durée car, à 7 H tout le monde debout.

On découvre la douche sénégalaise: eau du réservoir d’eau de pluie à Nioumoune ou du puits dans les autres villages  que l’on transvase dans une cuvette ou un seau  et que l’on verse sur notre corps en sueur avec une boite de conserves. Ensuite, découverte du coin intime avec des toilettes sèches. On y verse des copeaux de sciure de bois en guise de chasse d’eau , ce qui permet de faire du compost utilisé pour les arbres fruitiers du campement – le tout sans odeur !

Nous passons la première matinée à ranger les diverses cantines de matériel, médicaments et ustensiles nécessaires à notre séjour, un vrai déménagement qu’on chargera sur une 2ème pirogue.

Repas de midi sur ce campement (délicieux : crevettes frits, pommes sautées, salade de salicornes et bière. Les bouteilles de 6O cl de bière sont bien appréciées, on l’appelle « Gazelle »).

Présentation de notre ONG en date du 23 décembre sur ce blog.

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