Un infirmier en mission ANIMA sur les îles de Basse Casamance N°7

Aujourd’hui, premier jour de consultations, nous voyons arriver une délégation officielle (médecins administrateurs de la région, représentant du ministère, etc.) venus  installer le nouvel infirmier qui vient d’être nommé dans ce village: c’est un événement important que la transformation du statut de la case de santé en poste  de santé à Diogué, création pour laquelle nous nous sommes battus depuis longtemps auprès des autorités médicales et régionales; les statistiques  que nous produisons à l’issue de chacune de nos missions ont prouvé la nécessité de la présence d’un infirmier dans ce gros village de pêcheurs dont beaucoup sont des étrangers venus du Ghana, du Mali, de Côtre d’Ivoire…Présentations, salutations, discours et remerciements se succèdent…

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Nous avions commencé les consultations  interrompues pour la cérémonie.  Puis vient le repas  lorsque les autorités ont terminé leur visite au chef du village au quartier Diola: riz au poisson. bien entendu. Les consultations reprendront l’après-midi puis les deux jours qui suivent.

 

Avant de partir, nous laissons à l’infirmier (qui n’a pas encore reçu de dotation en pharmacie et en consommables) du matériel de soins: nombre de plaies ou de lésions dermatologiques nécessitent la poursuite des pansements.

La réunion de synthèse avec les membres du Comité de Santé nous vaut moult remerciements d’Atab, le président, pour notre action qui a permis l’installation d’un infirmier diplômé sur le village.

 

Le mercredi 3 novembre au matin, nous levons le campement : la marée est descendante si bien que, pour ne pas avoir à lutter contre le courant contraire, nous traversons la Casamance vers l’autre rive et  allons passer la journée sur l’île de Karabane; ce fut, il y a près d’un siècle et demi, le premier comptoir commercial français au début de la conquête coloniale. Seul vestige restant de cette époque, une église bretonne en ruines qui se dresse au milieu du village. Nous visitons aussi le petit cimetière qui se trouve au bout du village, à l’ouest de l’île, ou se trouve la tombe du Capitaine Auguste Protet, tué par une flèche et qui s’est fait enterrer debout pour faire face à l’ennemi.

Nous visitons aussi la maternité de Karabane. C’est un grand bâtiment bien entretenu par la matrone qui plaide pour que nous venions travailler à l’avenir dans sa case de santé: la veille il y a eu une naissance; nous  profitons de notre passage pour examiner l’enfant et la maman qui se portent bien.

Nous déjeunons à midi au restaurant le Baracouda qui est un rendez-vous de pécheurs. Au menu : poisson et riz (agrémenté pour une fois de frites) et repartons en début d’après-midi pour Nioumoune où nous arrivons vers 15 heures.

 

Nous nous installons au campement Alouga, tenu par Hyacinthe Diedhou. Nous y resterons jusqu’à la fin de la mission. Nous allons travailler du 4 au 6 Novembre  au Poste de Santé de Nioumoune, tenu par Moussa assisté d’Emma (matrone et ASC) et de Khalifa, ASC (agent de santé communautaire)… Nous découvrons le nouveau bâtiment, construit cette année par l’association Karonghen. Il est spacieux et fonctionnel.

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Nous installons notre poste infirmier dans une salle, la pharmacie dans une autre et chaque médecin est à l’aise dans sa salle de consultation. L’entrée de la case de santé est vaste, bien aménagée avec deux grands bancs en béton : ce sera notre salle d’attente. Les dentistes s’installent dans l’ancienne case de santé qui se trouve à quelques mètres avec la délégation du comité de santé qui vend les tickets.

Présentation de notre association ANIMA en date du 15 novembre sur ce blog.

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