Mission d’octobre 2009 sur les îles de Basse Casamance Chapitre 18

L’après- midi on gagne la presque île pour la traverser rapidement et trouver  l’immense plage de plus de 20 km qui rejoint Kafountine et qu’empruntent les insulaires à pieds, à bicyclette ou même en moto.

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Les grands rouleaux de l’océan sont bien au rendez-vous et nous venons nous installer près de l’immense balise, probable bouée d’atterrissage sur la Casamance qui s’est détachée voici bien des années pour venir s’enliser sur cette plage.. Mais comme nous sommes à marée basse avec de très forts coefficients de marée la pirogue aura quelque mal à accoster au débarcadère, contrainte d’effectuer un immense S pour passer entre les bancs de sable. Lorsque nous venons buter sur l’un d’eux à une cinquantaine de mètres du rivage Hyacinthe descend et de demande à Agnès d’en faire autant…mais lui mesure 190 cm, elle 30 cm de moins si bien qu’ elle se retrouve avec de l’eau jusqu’au cou. On termine par le bain de boue dans le « poto-poto », mais quel plaisir ensuite de s’immerger dans l’océan tout chaud…dire que là en face de nous à des milliers de milles marins  c’est le Brésil et l’Amérique du sud…Retour plus facile après l’obligé passage dans le noir « poto-poto »; une manœuvre malencontreuse, en montant à bord tout en essayant de  nettoyer ses pieds, fait lourdement chuter Catherine, très remontée à juste titre contre celui qui ne l’a pas écoutée d’autant qu’elle souffre de sa jambe traumatisée.

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Près de l’impluvium, destiné à recueillir l’eau de pluie, en construction à Boune les tentes de nos amis africains…

Lors de leur passage, nos infirmières ont remarqué une fillette de 5ans qui paraît très fatiguée: à notre retour nous nous renseignons pour la faire venir; en fait nous avions déjà examiné cette enfant la veille sans trouver d’origine à cette malnutrition et à cette fatigue; on reprend l’examen qui ne montrera rien de plus sinon une conjonctivite à son début dont est atteint également le petit frère.

Réunion de synthèse avec les responsables du village. Nous sommes revenus rapidement pour 17 heures, heure annoncée de la réunion, mais, comme souvent, nos amis africains nous feront attendre une bonne heure; nous aurions eu le temps de réaliser notre projet d’aller creuser la plage pour trouver un ou deux seaux de coques qui auraient agrémenté notre ordinaire…Réunion sans problèmes après laquelle je demande à la présidente du comité de santé Elisabeth, au secrétaire Moïse ainsi qu’à Mireille et à Hyacinthe de rester avec Pierre et moi. Comme l’ASC a fait auprès d’ANIMA une demande de bourse, il nous faut lui répondre; tous les avis de ceux qui travaillent avec lui sont concordants et rejoignent le nôtre manque de présence à sa case de santé, absences  répétées (il « voyage » souvent comme disent les Africains) et surtout aucune remise en cause de son  propre comportement devant les critiques qui lui sont adressées; tout cela justifie notre refus de lui attribuer une bourse en espérant qu’il comprenne et s’améliore. Cela ne nous arrive pas souvent d’éconduire une démarche de demande de bourse

A la date du 12 janvier sur ce blog présentation d’ANIMA

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