Mission médicalisée sur les îles de Casamance Chapitre 16

Nous poursuivons le récit de notre mission de mars dernier que nous avons un peu délaissé, ces dernier temps…
Nous voici donc installés à Boune dans le campement de Moïse qui nous reçoit  chaleureusement. Nous ferons l’aller et retour dans la journée sur Saloulou : il faut expliquer aux habitants qui ne comprennent pas que nous ne venions pas nous installer chez eux que s’installer puis plier bagage tous les jours est peu pratique et de plus fort fatigant pour l’équipe ; ainsi d’ailleurs que pour les villageois qui ont moult transferts de matériel à effectuer, d’où notre ancrage à Boune au campement. La case de santé a été parfaitement préparée selon les instructions que nous avions laissées en janvier dernier : l’ophtalmo a son petit coin sombre tandis que l’opticien est  dehors sous un arbre, pas loin du tout afin de permettre facilement la communication entre les deux.  Jean qui a organisé la chose est mal en point victime d’une amibiase intestinale carabinée que nous arriverons à enrayer rapidement grâce au traitement spécifique par Métronidazole : la difficulté vient de ce que on nous a pillé notre produit à Dakar et qu’il faut donc profiter de la « pirogue-courrier » pour faire venir de Kafountine le médicament ; on s’est débrouillé dans l’attente, avec une forme infantile en multipliant les prises…Pour nous rendre chez lui Catherine, l’infirmière et moi, nous n’avons pas longtemps à marcher mais j’en profite pour me prendre le pied dans une racine et faire un superbe « roulé-boulé » qui m’étonne moi-même et me permet de me relever sans dommage : je ne me connaissais pas si souple !
Notre planning a prévu une journée de repos à l’océan le dimanche : une partie du groupe voudrait pousser  après Kafountine vers Abéné mais nos réserves en carburant ne nous permettent pas une telle équipée. Il est donc décidé que ceux qui le veulent  partiront dans la matinée avec le courrier pour Kafountine ; grande désillusion lorsque arrive la pirogue déjà chargée à bloc et ne pouvant accepter les membres du groupe. Déception qui prend un tour acerbe mal venu…Heureusement  les membres de l’équipe ne suivent pas celui que se lamente « qu’ANIMA n’a même pas pu organiser une virée sur Abéné », dont on peut faire remarquer qu’il n’en était nulle mention au programme. On traversera alors le bolong pour se retrouver, heureux, en face du village sur la grande plage où se brise en grands rouleaux  de la grande houle de l’ Atlantique Sud…Bien sûr nos bénévoles ont fait bien des sacrifices pour cette mission en assurant de leur poche le transport aérien et les frais de vie sur place et on ne peut que les remercier vivement de cet engagement altruiste…Merci!…

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