Mission médicalisée en Casamance en janvier 2009 – Chapitre 27 –

La case de santé de Saloulou est la reproduction de celle de Boune. L’équipe a installé ses tentes. Béatrice et Gérard ont apporté les fameuses tentes qui se déplient en un éclair ( mises en vedette par l’action en faveur des sans-abri sur les quais parisiens de l’association Don Quichotte); déploiement instantané mais alors que de difficultés pour les replier! Dominique et moi avons trouvé refuge dans la case de santé ce qui nous oblige à ranger tout notre « barda » dans la journée au moment de consulter avec rangement de la grande moustiquaire.  Olivier, l’agent de santé,  se révèle efficace; nous apprenons à mieux le connaître et à l’apprécier. Il est plutôt desservi par son physique au contraire de Pierre mais, finalement, lui est motivé; ce qui n’est pas le cas hélas de son confrère de Boune…

Saloulou est le village  des cochons, des chèvres

cabri.1236077977.JPG

qui circulent activement et surtout celui des coqs, fort nombreux dans le village, qui chantent à tue-tête très tôt le matin et n’arrêtent pas de se répondre comme en se défiant!

coq.1236077935.JPG

photos-emeline-janvier09-148.1236078527.jpg

Un français installé sur la plage ne put venir jusqu’à nous; Dominique et Jean iront donc le visiter sur place en faisant à l’envers le long  chemin qui mène au bolong. Une femme dans le village est elle aussi incapable de se déplacer et recevra la visite de l’équipe.
Avec Terre d’Azur,  venu à plusieurs reprises travailler sur le village,nous essayons d’intensifier la lutte contre la saleté tout en développant les règles élémentaires d’hygiène. Lors de la réunion de synthèse finale, Olivier reprendra avec ardeur nos arguments pour encourager les villageois dans cette lutte; nous nous rendons compte que les femmes reçoivent bien mieux que les hommes, facilement sarcastiques, ces messages. Nous leur demandons également de trouver une femme qui accepte de se former pour devenir matrone car la village en est démuni; bien entendu ANIMA lui donnerait une bourse à cet effet…

Lors de la dernière après-midi de consultation, une branche morte de l’arbre à palabres sous lequel attendent les patients se casse brutalement et vient briser dans sa chute un fauteuil qu’une maman venait juste de quitter appelée par l’infirmière pour nous faire consulter son bébé! Frayeur rétrospective en imaginant le fracas si la femme était restée ainsi quelques secondes de plus, son enfant dans les bras…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *