Mission en Casamance – octobre 2008 – chapitre 10

Le lendemain matin préparatifs de l’appareillage et transport, sous la conduite de Séraphin, des cantines et sacs jusqu’à la berge avant chargement sur la pirogue.

 

 

 

 

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Il faut soigner le « patron »: vue sur les nouvelles chambres au campement de Hyacinthe…

 

Alain doit regagner la Guyane;  je l’accompagne avec Marinette à travers les rizières,

 

 

 

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jusqu’à l’embarcadère pour le courrier de 9 heures,

 

 

 

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mais, à la dernière minute, le départ de la pirogue est annulé à l’annonce de deux décès sur l’île: toute la vie du village s’interrompt comme à chaque deuil; retour au campement où une solution sera trouvée rapidement puisque une embarcation venant de la rive gauche doit venir chercher un ami de Hyacinthe de passage au campement: Alain profitera de la pirogue et se verra même proposer un transport immédiat jusqu’à Zig par ce monsieur qui a laissé son véhicule à Elinkine…

Nous regrettons bien sûr ce départ prématuré mais comprenons bien que les impératifs du service d’ORL à Cayenne priment tout: nous sommes très heureux et satisfaits du travail effectué à nos côtés par Alain qui a pu explorer tous les cas ORL qui nous ont été soumis. En discutant avec le fils du chef, devant la table où l’on délivrait les tickets de consultation, je me suis rendu compte de son enrouement chronique et « l’ai pris par la main » pour un examen de son larynx par notre ORL qui a révélé une tumeur probablement bénigne et opérable; le patient est adressé au professeur de Dakar qui vient une fois par mois à Ziguinchor et sera opéré prochainement, espérons nous.

Nous décidons avant de quitter Nioumoune d’aller saluer la famille du patient décédé que nous suivions pour son AVC. Surprise! Le patient que la rumeur publique annonçait décédé ne l’est pas; son état reste stationnaire, toujours préoccupant et sous perfusions. J’en profite pour insister sur la nécessité impérieuse de pratiquer des soins de bouche minutieux et répétés car ce pauvre homme à demi-conscient doit souffrir de supporter une bouche sèche, cartonnée et sale. Il n’y a donc en fait qu’un seul décès, une vieille dame au bout du rouleau qui s’est éteinte calmement sans d’ailleurs que l’on profite de notre venue à Essangouilou pour nous la montrer.

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