MISSION en Casamance du 25 Septembre au 23 Octobre 2007 Chapitre 2

Le blog reste un empilement d’articles et il vous faut remonter le fil du temps pour trouver les articles antérieurs…

 

Au petit matin nous retrouvons notre break Peugeot pour la « descente » sur la Casamance via le Siné Saloum et ses étendues de sable et via la Gambie: routes plutôt en mauvais état voire défoncées en particulier en ce qui concerne les pistes de Gambie dont il nous faut affronter la traversée qui se révélera au bout du compte plutôt rapide même si à chaque contrôle de police il faut verser, sans aucun reçu en échange, un peu d’argent: heureusement les CFA sont acceptés sans difficultés sans que nous ayons à changer pour obtenir la monnaie locale, le dalassi…

Pour traverser le fleuve nous emprunterons le bac: deux engins sont en action ce qui rend l’attente vraiment acceptable (moins d’une demi-heure) pour les passagers des voitures, lesquelles sont chargées en priorité; par contre une longue file de camions s’étire avant le débarcadère; à chaque passage il n’en est pris que quelques uns mais on nous dit que désormais ce n’est plus une ou deux semaines d’attente qui sont requises mais un jour ou deux grâce à la bonne capacité d’accueil de ces deux bacs « mastodontes ».

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Les deux énormes camions qui prennent place à bord ne se donnent pas la peine d’arréter leur moteur pendant la traversée qui ne dure que quelques minutes, nous empoisonnant quelque peu l’atmosphère sans que personne ne s’en offusque… et ce n’est pas à nous toubabs de vouloir intervenir: le plus long reste la délicate manoeuvre d’accostage contrariée par le fort courant de marée qui remonte le fleuve. Il semble qu’il ait été proposé par différents pays europééns de financer et de construire un pont mais que cela n’ait pas été accepté en invoquant la main d’oeuvre qui vit de ces bacs, ainsi que le petit commerce qui s’active à chaque embarcadère.

Je me souviens en 1999 avoir pris le bac qui permettait la traversée du fleuve Niger pour aller de Gossi à Gao à l’est du Mali: un grand camion chargé de sacs de farine s’était complètement enlisé à la descente du bac et il avait fallu patienter de longues heures pour le décharger, le désembourber et le recharger avant qu’il puisse repartir et de libérer le passage.

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