Chapitre 2 :mission médicalisée en Casamance en Janvier 2007

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une pirogue sur la Casamance et voiliers au mouillage

 

Vendredi 5/01

Préparatifs de départ retardés par le fait que la pirogue régulière pour Nioumoune n’assure pas son service en raison du deuil après la mort violente du président du conseil régional ( que j’avais rencontré en Septembre 2005) et qu’il faut en trouver une autre pour partir à deux embarcations avec la pirogue ambulance en alu, basse sur l’eau, menée par Blake qui y dépose toutes nos affaires et en particulier les dix « mousses » (matelas) que nous avons pris la précaution de commander afin d’assurer, faute de voiliers, un couchage décent à l’équipe. Comme d’ordinaire les préparatifs se prolongent quelque peu et nous consommons nos sandwiches non pas en route comme prévu mais au Perroquet à la grande irritation de Christian le patron qui n’apprécie pas que nous fassions cela à l’heure du repas…On esaiera de lui expliquer que la pirogue a pris du retard et que c’est à son bord que nous aurions du consommer nos sandwiches…

Début d’embarquement

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Embarquement

 

Le vent souffle fort mais nous l’aurons en poupe; qui plus est le courant nous est aussi favorable ce qui nous assurera une navigation des plus confortables ; une courte remontée contre vent et courant (pour attendre la pirogue « Jacqueline Gallet » menée par Blake) nous montre ce qu’aurait pu être le voyage : humide et pénétrant ! Cette grande pirogue traditionnelle est haute sur l’eau et profonde si bien qu’il n’est pas facile d’y trouver une place confortable. Quelques dauphins se montrent cependant que nous descendons la majestueuse Casamance.

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Embarquement

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Les deux pirogues sur la Casamance font route vers Nioumoune

 

 

Notre embarcation bien plus rapide fait halte au village de pêcheurs de la Pointe St Georges : pauvre campement de huttes où résident des Guinéens, des Ghanéens, des Maliens, bref des étrangers…Nous repartons pour le vrai village de Pointe où nous trouvons les crevettes que nous avions commandées pour le repas du soir. Nous repartons sur le bolong de Nioumoune où nous n’aurons que quelques minutes à attendre la seconde pirogue pour remonter ce bras de la Casamance qui s’avance dans la mangrove en longs méandres. A l’extérieur des courbes le courant est plus rapide et c’est là qu’il faut passer pour trouver la profondeur convenable et éviter les bancs de sable sur lesquels nous nous poserions !

Surprise des nouveaux devant la réception enthousiaste qui nous est offerte par le village ; chants et danses rythmées par les percussions et par le claquement sec des morceaux de bois de palmier qu’entrechoquent les femmes. Foule nombreuse qui a déserté les travaux des rizières où se récolte le riz en ce moment pour nous réserver un accueil des plus enthousiastes.

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On distingue entre les enfants et les femmes qui s’affairent à la danse le groupe des hommes en pleine préparation de leur prochaine initiation…Depuis vingt ans il n’y a pas eu de cérémonie d’initiation au cours de laquelle se pratique la circoncision si bien que sont concernés de nombreux hommes de 15 à 35 ans parmi lesquels nous reconnaissons « notre » Séraphin. Tous portent des pagnes ou des « jupettes » en raphia ou en fibres de baobab qu’un esprit sarcastique pourrait, bien stupidement, qualifier de ridicule…Les Animistes conservent leurs rites et leurs mystères sans se soucier de nous et nous ne pouvons que respecter profondément leurs cérémonies. Les grands enfants participent aussi à cette initiation sans pouvoir en comprendre vraiment tous les mystères…Présentation de l’équipe aux notables sous la direction de Jules, chef de village tout acquis à notre cause, doux et placide mais ne se laissant pas faire.

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Avec Jules Chef du Village et Denis, Yves remerciant au nom de l’équipe ANIMA

 

Les femmes continuent de danser frénétiquement à tour de rôle, danses scandées par le sifflet de la meneuse de ballet qui invite une à une les femmes « toubabs » à effectuer quelques figures, les mains à l’horizontale et les genoux se soulevant rapidement.

Installation au campement « Alouga » de Hyacinthe qui met généreusement à notre disposition ses quatre chambres puisque les clients viennent de partir et ce en attendant l’arrivée des prochains.

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