22 mars: « Journée mondiale de l’eau »

Depuis dix ans, l’ONU consacre le 22 mars « Journée mondiale de l’eau ».

Vous pouvez sur le site internet RFI apprécier la situation actuelle qui n’est hélas pas  brillante! L’occasion, en cette journée, de faire le point de la situation!…

 

http://www.rfi.fr/afrique/20130320-objectif-millenaire-developpement-eau-25-milliards-wc-oms-unicef-onu-sanitaires
En 2015, les Objectifs du millénaire pour le développement (conclus en 2000) entre les 193 pays membres de l’ONU et plus d’une vingtaine d’organisations internationales se doivent d’être atteints. Parmi eux, la problématique de l’eau, au cœur des grands enjeux humanitaires des décennies prochaines.

Si l’objectif des Nations unies de réduire de moitié le nombre de personnes n’ayant pas accès à un approvisionnement en eau a été atteint en 2012 (bien que certaines ONG réfutent cette affirmation), l’accès à l’assainissement est un échec aux conséquences dramatiques.

2,2 millions de morts par an

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) trois millions de personnes sont touchées par des maladies liées à l’eau. Actuellement, 783 millions de personnes, soit 11% de la population mondiale, n’ont pas accès à une source d’eau améliorée. Pire, 2,5 milliards de personnes n’ont pas accès à des installations sanitaires de base (WC). Des chiffres catastrophiques  : 2,2 millions de personnes meurent chaque année dans le monde de diarrhées dues à la précarité de leur environnement sanitaire, à un faible accès à l’eau, et à de mauvaises pratiques d’hygiène.

 

343 millions d’Africains sans eau potable

Dans la majorité des pays d’Afrique sub-saharienne, l’accès à l’eau se pose en termes de développement. L’eau est cruciale à la production et donc au développement humain sous toutes ses formes, qu’il soit économique, agricole, sanitaire, social, etc. En 2013, 343 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’eau potable. L’urbanisation croissante rend les besoins plus grands encore. Le pourcentage de citadins en Afrique devrait passer de 44 à 57 % entre 2010 et 2040, selon l’Association africaine de l’eau.

L’urbanisation, à laquelle s’ajoutent des causes climatiques et environnementales, diminue ainsi l’accès à l’eau.

Mais la corruption a également une responsabilité croissante dans la pénurie africaine. Selon la Banque mondiale, entre 20 et 40 % des financements destinés au secteur de l’eau dans le continent disparaîtraient à cause de la corruption…  Cela est d’autant plus choquant que l’Afrique dispose d’importantes ressources en eau : 660 000 kilomètres cubes de réserves en sous-sol, soit cent fois plus que la quantité d’eau en surface. Selon des chiffres de la Banque africaine de développement, il faudrait que l’Afrique consacre l’équivalent de 11,5 milliards d’euros par an pour créer ou renforcer des infrastructures de distribution et d’assainissement.

Pays où le pourcentage de la population ayant accès à l’eau potable est le plus faible (données de la Banque Mondiale, 2010) : Somalie : 29%, Ethiopie : 44%, RDC : 45%, Madagascar : 46%, Mozambique : 47%, Niger : 49%, Mauritanie : 50%, Angola : 51%, Tchad : 51%, Tanzanie : 53%.

Pays où le pourcentage de la population ayant accès à l’eau potable est le plus fort :

Egypte : 99%, Botswana : 96%, Namibie : 93%, Afrique du Sud : 91%, Gambie : 89%, Cap-Vert : 88%, Djibouti : 88%, Gabon : 87%, Ghana : 86%, Maroc : 83%.

A.    B.

 

Présentation de notre association ANIMA en date du 21 décembre dernier sur ce blog.

 


 

 

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