Situation préoccupante au Nord Mali

L’insurrection Touareg au nord Mali crée depuis plusieurs semaines un mouvement de panique parmi la population dont une partie fuit vers le Niger, le Burkina-Faso , l’Algérie  et la Mauritanie. L’armée malienne abandonne ses position sur nombre de villages par exemple à Léré, lieu où SMARA a sa base. Le jeune boursier étudiant en médecine qui effectuait le remplacement du médecin au CSCOM de Dianké tout proche a été rapatrié sur Bamako.

La région était déjà des plus dangereuse par le fait que AQMI (Al Quaïda Maghreb Islamique) sévissait, détenant de nombreux otages européens…

Le mouvement armé pour la libération de l »Azawad, alimenté par le retour des combattants maliens engagés aux côtés de Khadafi en Lybie entend imposer au gouvernement malien des mesures de reconnaissance des aspirations Touareg…L’élection présidentielle d’avril pourra-t-elle se tenir au Mali?

La situation est donc des plus préoccupante dans cette région où nous ne pouvons plus accéder.

Présentation de notre association AIMA en date du 23 décembre dernier sur ce blog.

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  1. 13 mars RFI annonce qu’un convoi de la Croix rouge est refoulé de Tessalit, tombé aux mains de l’AZAWAD, lequel dément être à l’origine de cet acte.
    Un convoi du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est tenu à l’écart de Tessalit, après avoir été arrêté par des « hommes en armes », lundi 12 mars. Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), qui contrôle la ville, assure être étranger à l’interception de ce convoi. Les regards se tournent vers un groupe de combattants islamistes.

    Au nord du Mali, depuis la prise du camp militaire de Tessalit dimanche 11 mars, le CICR essaie de se rendre sur place. Mais son équipe a été refoulée. Ce groupe d’humanitaires devait venir en aide aux familles déplacées et aux blessés. Le CICR a été refoulé par des « hommes en armes », dont on ignore qui ils sont. Le MNLA, qui contrôle désormais la ville et a invité le CICR, assure être totalement étranger à l’interception du convoi et affirme aussi avoir fait une quarantaine de prisonniers.

    Le convoi du CICR, huit personnes réparties dans quatre véhicules, a été intercepté à 18H30 lundi 12 mars par des hommes en armes à l’entrée de Tessalit, affirme un membre de la Croix-Rouge dans la région sans donner plus de précisions sur l’identité du groupe en question. Les hommes ont dit aux membres de l’équipe du CICR qu’ils n’étaient pas les bienvenus à Tessalit. L’équipe a néanmoins été autorisée à dormir sur place avant de mettre le cap sur Gao le lendemain matin.

    Le MNLA assure que ses hommes ne font pas partie du groupe qui a chassé les humanitaires du CICR. « Pourquoi les chasser, nous les avons invités ici à venir secourir les blessés ! », s’indigne un membre du MNLA à Tessalit. Le MNLA est furieux car le CICR n’a pas respecté le dispositif de sécurité qui était prévu. Il était censé prévenir le MNLA à son arrivée à Aguelhoc, afin qu’il puisse être escorté jusqu’à Tessalit.

    De toute évidence, le groupe rebelle ne règne pas en seul maître à Tessalit. Il refuse de se prononcer sur l’identité du groupe qui a intercepté l’équipe du CICR. Les regards se tournent vers le groupe de combattants islamistes Ançar Dine, dont les membres ont été aperçus dimanche aux abords de la caserne Amachach de Tessalit.

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