A propos du Praziquantel dans les schistosomiases

Le forum E-Med nous fait part de cette publication sur le traitement des schistosomiases par le Praziquantel.

PLoS Neglected Tropical Diseases
Article de recherche
Une revue systématique de l’intérêt de répéter la prise de praziquantel dans
le traitement de la Schistosomiase dans les populations à haut risque en
Afrique
Charles H. King1,2,3*, Stephanie K. Olbrych2, Margaret Soon2, Mendel E.
Singer2, Jen Carter4,5, Daniel G. Colley3,4,5
1 Center for Global Health and Diseases, Case Western Reserve University
School of Medicine, Cleveland, Ohio, United States of America, 2 Department
of Epidemiology and Biostatistics, Case Western Reserve University School of
Medicine, Cleveland, Ohio, United States of America, 3 Schistosomiasis
Consortium for Operational Research and Evaluation, University of Georgia,
Athens, Georgia, United States of America, 4 Center for Tropical and
Emerging Global Diseases, University of Georgia, Athens, Georgia, United
States of America, 5 Department of Microbiology, University of Georgia,
Athens, Georgia, United States of America
http://www.plosntds.org/article/info:doi/10.1371/journal.pntd.0001321

Résumé de l’auteur.

L’infection par le ver de la schistosomiase est à l’origine de maladies
graves chez les populations vivant en Afrique, en Amérique du sud et en Asie
où ces parasites sont fréquemment transmis. Bien qu’un traitement par
praziquantel pris tôt s’avère très efficace pour réduire ou éliminer
l’infection, il ne réussit pas chez tout le monde, et la réinfection reste
un problème dans les populations à haut risque. Des études avaient mis en
évidence que répéter la prise de praziquantel 2 à 8 semaines après la prise
initiale pouvait améliorer le taux de réussite et diminuer l’intensité de
l’infection dans les populations participant aux programmes de lutte. Notre
revue systématique des résultats publiés a montré que, en moyenne, en
Afrique, répéter la prise présente des avantages particuliers dans le
traitement de S. mansoni, la cause de schistosomiases intestinales, alors
que les résultats sont moins évidents dans le cas de S. haematobium, qui est
à l’origine de schistosomiases urogénitales. Utilisant ces preuves, on a
utilisé un modèle de durée de vie établi pour prédire le coût et les
avantages d’une stratégie à prise unique contre la répétition de la prise
dans une population typique à haut risque. Nos projections laissent entendre
une amélioration du rapport coût-efficacité dans le cas de la répétition de
la prise en termes de

a) réduction de la durée de l’infection chez un
patient en nombre d’années,

b) réduction du nombre d’années passées en état
infectieux grave, et donc une amélioration de la qualité de la vie qui
s’ensuit.
D’autre part une autre étude met en évidence l’intérêt d’utiliser le praziquantel sous forme d’enantiomère plutôt que de racémate comme c’est le cas actuellement: moindre coût du médicament et réduction des effets secondaires.

 

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