Lutte contre le paludisme: utilisation des moustiquaires imprégnées

Des craintes avec l’usage des moustiquaires imprégnées à Kinshasa
http://www.panapress.com/

Kinshasa, RD Congo (PANA) – La population du quartier Manenga, dans la
commune de Ngaliema (Ouest de Kinshasa), s’est montrée réticente vendredi à
l’usage des moustiquaires im­prégnées distribuées gratuitement à travers la
capitale de la République Démocratique du Congo, a constaté sur place la
PANA.

Cette attitude obser­vée lors de la distribution de ces moustiquaires est
dictée par la circulation d’une rumeur faisant état de décès des personnes
non autrement identifiées, après l’usage de celles-ci, qui selon les dires
de la population, con­tiennent un insecticide à forte dose d’acide, nuisible
à la santé.

Cette rumeur a été formellement démentie par le coordonnateur provincial du
Pro­gramme national de lutte contre le paludisme (PNLP), le Dr Félicien
Lukuasa.

« La moustiquaire distribuée est traitée avec un produit appelé deltamétrine.
Il a des effets, mais n’est pas toxique. Bien qu’il puisse tuer d’autres
êtres vivants comme les moustiques, il ne peut pourtant pas tuer les rats,
encore moins les hommes », a-t-il fait savoir à la PANA.

En fait, il se révèle que les usa­gers de ces moustiquaires n’observent pas
les règles prescrites quant à l’utilisation, notamment l’exposition à l’air
libre, à l’ombre, durant 24 heures avant utilisation, afin de laisser
échapper les effets d’irritation.

En dépit du mode d’usage repris sur l’emballage, la population composée à
majorité de semi lettrés, ne maîtrise pas encore correctement la méthode
d’utilisation des moustiquaires, selon le Dr Lukuasa.

Le gouvernement congolais a lancé depuis septembre dernier, une vaste
opération de distribution gratuite des moustiquaires imprégnées, à raison de
deux pièces par ménage à travers Kinshasa, dans le cadre de la lutte contre
le paludisme, rappelle-t-on.

Ce problème ne devrait plus se présenter car depuis le début de l’année les
moustiquaires fournies le sont avec une imprégnation du fil lui-même qui
dure de 4 ou 5 ans et n’ont donc pas besoin d’être ré imprégnées.

Dr JL Rey santé publique

Forum ReMed

L’utlisation systématisé de ces moustiquaires imprégnées réduit considérablement le nombre de cas de paludisme puisque il est avéré que l’anophèle femelle vecteur du parasite Plasmodium ne pique que pendant la nuit et surtout de 10 heures du soir à 5 heures du matin.

La Gambie signale ainsi une nette diminution des cas de Paludisme sur son territoire depuis l’adoption de cette mesure.

Pour notre part lors de nos missions nous incitons fortement toutes les mères à se protéger et à protéger leurs enfants de cette manière… même lorsque à la saison sèche il leur semble qu’il n’ya plus du tout de moustiques!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *