Mission médicalisée en Casamance -octobre 2008 – chapitre 19

L’an dernier les habitants de Kouba nous avaient fait part tout comme l’année précédente de leurs inquiétudes quant à la mortalité surprenante de leurs troupeaux de vaches et même de chèvres.

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Nous avions même essayé de recruter un vétérinaire pour nous accompagner…Heureusement cette épidémie s’est interrompue sans que personne ne comprenne vraiment ce qui l’avait engendrée et ce qui l’avait presque plus mystérieusement encore interrompue !

Bien des animaux se promènent sur l’île et en particulier devant la case de santé où nous logeons. C’est ainsi que dès le lever du soleil accourent les poules, les coqs, les cochons et les chiens ; ces derniers passent d’ailleurs une partie de la nuit à aboyer et à s’agresser troublant souvent notre sommeil sans que cela émeuve le moins du monde les villageois supportant sans une plainte ces dérangements qui nous exaspéreraient presque ! Un homme s’en revient des bosquets le fusil à la main, rentrant manifestement bredouille de sa chasse matinale cependant qu’une femme, le coupe-coupe derrière le dos part pour je ne sais où. L’après-midi nous recevrons une fillette qui a voulu jouer avec le coupe-coupe de sa mère et s’est blessée à la main. Une femme, encore jeune venue de Kafountine après une longue marche se plaint d’être fatiguée ; l’examen va  mettre en évidence une tachycardie importante aux environs de 180 pulsations par minute,, probablement de type maladie de Bouveret que nous avons bien du mal à calmer : les manœuvres vagales (compression du sinus carotidien, appui sur les globes oculaires) n’ont guère d’efficacité et nous envoyons chercher à Kafountine justement d’où vient cette femme un digitalique pour ralentir enfin ce cœur. Nous verrons aussi beaucoup d’enfants avec une surinfection cutanée, une teigne une otorrhée (oreille qui suppure et coule) ;

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troubles digestifs depuis les douleurs abdominales de l’enfant jusqu’aux diarrhées nécessitant le recours aux SRO, les sels de réhydratation orale souverains pour empêcher l’enfant de se déshydrater, jusqu’aux plaintes de tant de femmes qui présentent un reflux gastro-oesophagien : on s’explique vraiment cette pathologie peu grave, fort désagréable lorsque l’on voit toutes les femmes debout faisant leur vaisselle ou la lessive, cuisinant  ne pliant jamais les genoux ce qui facilite le reflux du liquide gastrique dans l’œsophage.

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Vous trouverez la présentation de l’association à la date du 21 novembre

 

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