Pour mieux soigner, des médicaments à écarter : bilan 2022

La revue PRESCRIRE publie comme chaque année et tout au long de ses publications les médicaments à écarter en raison de leurs risques

RÉSUMÉ

● Pour aider à choisir des soins de qualité et éviter des dommages disproportionnés pour les patients, nous avons mis à jour fin 2021 le bilan des médicaments que Prescrire conseille d’écarter pour mieux soigner .

● L’évaluation par Prescrire de la balance bénéfices-risques d’un médicament dans une situation donnée repose sur une procédure rigoureuse : recherche documentaire méthodique et reproductible, résultats basés sur des critères d’efficacité pertinents pour les patients, hiérarchisation des données selon leur niveau de preuves, comparaison versus traitement de référence (quand il existe), prise en compte des effets indésirables avec la part d’inconnues et d’incertitudes .

● Ce bilan porte sur l’ensemble des médicaments analysés par Prescrire entre 2010 et 2021 et munis d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) française ou européenne . Ont été recensés 105 médicaments (dont 89 commercialisés en France) dont la balance bénéfices-risques est défavorable dans toutes les situations cliniques dans lesquelles ils sont autorisés .

● Le plus souvent, quand un traitement médicamenteux paraît souhaitable, d’autres options ont une meilleure balance bénéfices-risques que ces médicaments à écarter . Et dans certaines situations, l’option la plus prudente est de ne pas recourir à un médicament .

● En situation d’impasse thérapeutique dans une maladie grave, il n’est pas justifié d’exposer les patients à des effets indésirables sévères quand l’efficacité clinique n’est pas démontrée . L’utilisation de ces médicaments dans le cadre d’une recherche clinique est parfois acceptable, à condition que les patients aient pu comprendre les inconnues autour de la balance bénéfices-risques et les objectifs de l’évaluation, grâce à des échanges adaptés à leur niveau de compréhension . Dans les autres cas, un accompagnement approprié et des soins symptomatiques sont justifiés pour aider le patient à supporter l’absence d’option efficace pouvant changer le pronostic ou améliorer sa qualité de vie .

Rev Prescrire 2021 ; 41 (458) : 935-947

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