Situation dramatique au MALI

Mardi 26 juin à 18h 30 dans les salons de l’Hôtel de Ville de Lyon (Place de la Comédie) Jean-Christophe RUFIN a donné une conférence-débat sur ce thème

« Face aux enjeux sahéliens, quelle solidarité internationale? »

Écrivain, académicien, ancien ambassadeur, ancien dirigeant de « Médecins sans Frontières »Jean-Christophe RUFIN était invité par la ville de Lyon, la communauté urbaine du Grand Lyon, BIOFORCE,  CMRA, « Action contre la Faim » et SMARA (Santé Mali Rhône Alpes).

La réunion  animée par Benoît MIRIBEL (ACF) a donné  également la parole à Benoît SILVE (Bioforce), à Mohamed AMARA, secrétaire des relations extérieures « Collectif des Maliens Rhône Alpes » —qui nous avait fait l’honneur de venir jusqu’à nous samedi 23 juin  lors de notre AG—, ainsi qu’à Bernard VILLENEUVE de SMARA.

Lyliane et moi avions rejoint pour cette circonstance l’équipe de SMARA. Nous avons tous été conquis par  la présentation de J.Ch.RUFIN, sa diplomatie, son sens de la mesure mais aussi cette façon de savoir trancher sans utiliser la langue de bois…

Alors que la situation au Mali continue à s’envenimer le dialogue et la négociation pourraient s’installer pour une sortie de crise.

Le gouvernement à Bamako doit mettre de l’ordre pour  rétablir un pouvoir civil organisé et crédible. Une négociation avec les Touaregs du MNLA (partisans de la partition du Mali en créant l’AZAWAD) permettrait de discuter avec eux pour leur accorder une certaine autonomie en revenant sur la partition; en contrepartie,  l’alliance du gouvernement avec le  MNLA permettrait à la CEDEAO (Communauté Économique de l’Afrique de l’Ouest) d’intervenir (sous mandat de l’ONU) pour pouvoir se débarrasser militairement d’Ansar Dine (émanation d’AQMI); ce mouvement entend créer sur tout le Mali un état islamique appliquant la charia!…Et c’est là une chose que les états voisins du Mali ne peuvent absolument pas accepter: les 15 états membres de la CEDEAO en pleine reconstruction sous un régime  démocratique (entre autres Niger, Liberia, Sénégal, Côte d’Ivoire,  Burkina Faso,Nigeria –principal contributeur à la force armée de l’EKOMOG–) ainsi que la Mauritanie et surtout l’Algérie .

Il n’est pas question évidemment que la France ou d’autres pays non Africains interviennent militairement pour entrer dans ce qui deviendrait probablement une « Afghanisation » de la région…

Toujours est-il qu’actuellement c’est le chaos qui  profite  d’abord à Ansar Dine à moins que les autres protagonistes ne parviennent  à s’entendre…

Présentation de notre association en date du 23 décembre sur ce blog.

 

 

 

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