Mission médicalisée itinérante en Casamance: nos boursiers

Lors de cette mission sur les îles de Basse Casamance nous avons  pu rencontrer certains des étudiants en formation de soignant, recevant de notre part une bourse pour leurs études effectuées dans leur propre pays. Nous en reparlerons photos à l’appui en rappelant que c’est l’Atelier de Laines et de Colliers qui recueille les fonds par ses ventes.

Nous avons également rencontré Marie Désirée, originaire de Nioumoune, sage femme sénégalaise en poste, depuis peu, à Oussouye, que nous suivons depuis douze ans. Nous nous étions entendus avec elle pour qu’elle puisse venir suivre en métropole un  D.I.U. (Diplôme inter-universitaire) d’ÉCHOGRAPHIE GYNÉCOLOGIQUE et OBSTÉTRICALE. L’hôpital d’Oussouye dispose en effet d’échographe sans qu’aucune formation approfondie n’ait été accordée à cette sage-femme.

 

Nous avons ainsi pu la faire inscrire à la fac cette année en versant les droits (grâce au soutien de Go-Sénégal, association suisse amie) et en effectuant les démarches pour qu’elle puisse disposer d’un visa du Consulat français de Dakar. Mais c’est une fin de non-recevoir qui nous a été opposée en raison de la circulaire Guéant du 31 mai sur l’immigration.

Nous ne comprenons  pas que son dossier n’ait même pas été étudié alors qu’elle est fonctionnaire sénégalaise et que nous nous portions garants de son retour au pays à l’issue.

Nous envisageons, en effet, de la doter d’un échographe portable pour lui permettre, sur les îles où nous intervenons, de faire le tour des cases et postes de santé en pirogue; elle prendrait ainsi en charge les femmes enceintes en leur assurant, outre une consultation prénatale de qualité, une échographie de contrôle indispensable pour vérifier que la grossesse se déroule au mieux et ainsi prévenir nombre de problèmes. On sait qu’en brousse africaine une grossesse sur 12 se termine par des complications souvent fatales pour l’enfant et/ou la mère.

Elle interviendrait également auprès des enfants de moins de 5 ans qui sont particulièrement exposés avant l’acquisition d’un immunité suffisante pour faire face aux maladies microbiennes, virales et parasitaires qui les déciment.

Au Nord Mali avec SMARA (Santé Mali Rhône Alpes) une telle expérience a été mise en route sur un budget de l’Union Européenne: le médecin de Dianké a ainsi été doté d’un échographe portable  et sur sa moto assurait la visite des matrones dans les villages environnants qui pouvaient lui présenter les patientes enceintes.

Nous sommes navrés qu’en référence à la circulaire Guéant du 31 mai le Consulat ait refusé le visa indispensable à sa venue. Nous nous étions, bien entendu, organisés avec Jean, médecin ORL et Anne dentiste qui nous accompagnent régulièrement sur le terrain pour la recevoir en France dans de bonnes conditions et lui permettre de suivre au mieux cette formation difficile qui lui aurait apporté la compétence nécessaire à notre projet de désenclavement, au plan médical, des îles.

Présentation de notre association en date du 28 février sur ce blog.

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