CHOLÉRA au nord Mali

Information transmise par RFI

 

Une épidémie de choléra sévit au Mali. Deux régions du nord sont touchées. Les autorités sanitaires affirment être sur le pied de guerre contre l’épidémie. En une dizaine de jours, on a dénombré plus de 200 cas, dont 144 dans la région de Mopti et 79 à Tombouctou. Les centres de santé sont mobilisés.

Mi-juillet, en cette saison pluvieuse, sur un fleuve à bord d’une pirogue dans le nord du Mali, des passagers. Parmi eux, quelqu’un présente les signes de la maladie : fortes diarrhées et vomissements. Une analyse médicale confirme qu’il s’agit bien du choléra. Le patient va mourir quelques jours après, mais entre temps, plusieurs autres personnes sont contaminées.

La maladie se propage, l’épidémie s’installe. Plusieurs villages sont touchés. Au total, en une dizaine de jours, 223 cas de choléra sont enregistrés : 11 décès dans la région de Mopti, située dans le petit nord, et 8 cas de décès dans la région de Tombouctou dans le grand nord. Au total, 19 personnes ont perdu la vie.

Dès l’annonce du premier cas de choléra, les autorités sanitaires maliennes ont déclenché une opération Riposte et Prévention. Des kits sanitaires supplémentaires ont été envoyés sur le terrain dans les centres de santé. La maladie s’attrapant notamment dans l’eau contaminée, des conseils d’hygiène sont prodigués par des équipes ambulantes et les malades sont soignés gratuitement.

Selon la direction nationale de la Santé, avant la fin de cette semaine la situation sera totalement sous contrôle.

http://www.rfi.fr/afrique/20110728-epidemie-cholera-mali

Présentation de notre association en date du 28 février sur ce blog

Comments

  1. Le site AFRIQUE EN LIGNE nous informe de l’évolution de cette épidémie:
    Santé-Choléra – Le nombre des cas de choléra enregistrés dans les régions de Mopti et de Tombouctou est passé de 116 à 419, dont au moins 35 décès, entre le 5 juillet et le 3 août, annonce lundi la Direction nationale de la santé (DNS).

    L’épidémie sévit dans 12 districts sanitaires des deux régions, indique-t-on.

    Selon la DNS, la propagation rapide de l’épidémie pourrait essentiellement s’expliquer par la consommation de l’eau non traitée du fleuve Niger.

    Le Mali a ainsi enregistré sa 13ème épidémie de choléra depuis 1970, rappelle-t-on.

  2. Nous vous livrons cet article de Charles Malick SARR | Wal Fadjri | Mercredi 24 août, 2011 03:09
    Le Mali touché : Le cholera menace le Sénégal par l’Est
    Avec la présence de la maladie du choléra au Mali, un pays frontalier, le Sénégal n’est pas à l’abri d’une quelconque menace.C’est l’alerte lancée hier par le préfet de Dakar, Ibrahima Sakho.C’était à l’occasion d’un forum sur la prévention du choléra dans le département de Dakar.

    Mieux vaut prévenir que guérir. C’est la leçon qu’ont appliqué les autorités sénégalaises pour mieux barrer la route à la maladie du choléra qui sévit actuellement au Mali. Réunis hier, à la Chambre de commerce de Dakar, dans le cadre d’un forum, préfets, médecins de district, présidents des comités de santé, entre autres, ont tiré la sonnette d’alarme sur une éventuelle menace de cette maladie au niveau du département de Dakar.
    Selon le préfet, les mouvements des populations qui s’effectuent entre Dakar et le Mali sont très intenses du fait que ces pays partagent une frontière. Ainsi, avec la présence de la maladie au Mali depuis le 7 août 2011 avec 580 cas et 30 décès, il y a de quoi s’inquiéter pour le Sénégal. D’ailleurs, avertit Ibrahima Sakho, ‘le risque de contamination et de contagion est là. Dakar doit être le département le mieux gardé’. D’où son appel lancé à l’endroit du personnel de la santé à mieux faire face à la maladie.

    Alla Ngom, chef de la brigade départementale d’hygiène de Dakar, après avoir fait l’historique de la maladie et son apparition en Afrique de l’Ouest vers les années 70, est revenu sur son mode de transmission et sa manifestation, non sans mentionner qu’elle reste la deuxième cause de mortalité au Sénégal chez les enfants âgés de zéro à deux ans. Revenant sur les causes de la maladie, le chef de la brigade départementale d’hygiène de Dakar a cité l’augmentation de la population, les grands rassemblements et surtout les eaux stagnantes dues à la pluie. C’est pourquoi, en plus du travail de sensibilisation qui a été fait à la base, il a lancé de nouveau un appel à tout le personnel de la santé à conscientiser davantage les populations sur des gestes utiles et simples comme le lavage des mains et des aliments ainsi que la collecte normale des ordures ménagères.

  3. La Croix-rouge internationale participe au financement de la lutte contre le choléra au Mali – La Fédération internationale de la Croix-rouge (FICR) a alloué un peu plus de 66 millions de FCFA de son Fonds d’urgence de réponse aux catastrophes à la Croix-rouge malienne, afin qu’elle renforce son plan de riposte contre l’épidémie de choléra qui sévit dans les régions de Mopti, Tombouctou (nord) et Ségou (centre), annonce samedi un communiqué du bureau régional de la FICR.

    Ce montant servira à l’organisation de campagnes d’éducation, de sensibilisation et de désinfection de grande envergure contre le choléra dans les régions affectées, afin de limiter la contamination et rompre la chaîne de propagation de l’épidémie.

    La Croix-rouge malienne contribuera également à la prise en charge de cas sévères, en mettant à la disposition des centres de Santé concernés du matériel de traitement tels que des Ringer Lactate.

    Grâce à son réseau de volontaires, la Croix-rouge malienne se propose de faire des visites à domicile pour la recherche active des cas suspects, afin de les transférer aux structures de soins pour un diagnostic et une rapide prise en charge.

    A la date du 27 août 2011, le ministère malien de la Santé a enregistré quelques 860 cas et 35 décès dûs au choléra qui affecte, à l’heure actuelle, 14 districts sanitaires des régions de Mopti, Tombouctou et Ségou.

    Pana 29/08/2011

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