Intoxication de masse par l’arsenic de l’eau des puits au Bengladesh

Nous nous référons au courrier de l’UNESCO, ainsi qu’à la publication par « The Lancet » en juin dernier ainsi qu’à l’article du quotidien « LE MONDE » (26 août dernier) de Julien Bouissou.

http://www.unesco.org/courier/2001_01/fr/planet.htm#e1

Un grand programme de puits tubulaires a été mis en oeuvre depuis 196O pour apporter en particulier l’eau de boisson à la population bengladaise. Ce n’est que depuis 20 ans que peu à peu on s’est rendu compte que l’eau ainsi pompée des nappes phréatiques était  contaminée naturellement par de l’arsenic, venu des montagnes  de l’Himayala. Aucune recherche de toxicité n’avait été pratiquée lors de la mise en oeuvre de cet immense chantier de création de puits.

L’intoxication chronique IRRÉVERSIBLE entraîne peu à peu des affections cutanées, des désordres cardiaques ou rénaux et des cancers. On admet actuellement que 20% de la mortalité au Bengladesh est liée directement à l’intoxication chronique par l’arsenic: plus de 75 millions de personnes consomment une eau polluée en arsenic (taux supérieur à 0,01mg/l retenu comme seuil par l’OMS).

La seule solution pour assainir l’eau des puits est d’utiliser des filtres à usage domestique très onéreux; même en connaissant désormais les dangers de l’arsenic, les populations ne semblent pas prêtes à changer leurs habitudes.

Une autre solution serait de mettre en place des réservoirs pour recueillir l’eau de pluie…

Il faut cependant trouver pour ces populations une prévention de l’intoxication puisque il n’existe pas de solution médicale pour éliminer l’arsenic de l’organisme ….

Présentation de notre association ANIMA à la date du 31 mai sur ce blog

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