Paludisme: peut-être un vaccin d’ici trois ans

Le 22/ 10/ 2008 dans ce blog nous faisions le point sur les vaccins contre le paludisme:vous pouvez vous référer à cet article.

Grâce au forum ReMed nous vous transmettons cette dépêche de l’AFP :

NAIROBI – Un vaccin contre le paludisme, dont l’ultime phase d’essai est en
cours depuis mai dans sept pays d’Afrique, pourrait être breveté d’ici trois
à cinq ans, ont assuré mardi scientifiques et spécialistes de cette maladie,
réunis en conférence pour une semaine à Nairobi.

Au troisième jour de leurs discussions, près d’un millier de participants à
la 5e conférence de l’Initiative multilatérale sur le paludisme (MIM) ont
évalué les progrès des recherches en cours sur le vaccin RTS,S, développé en
partenariat entre la Malaria Vaccine Initiative (MVI) et le laboratoire
GlaxoSmithKline Biologicals (GSK Bio).

Les résultats de la phase 2 des essais de ce vaccin, publiés l’an dernier,
ont montré une efficacité de 53% chez les jeunes enfants affectés par la
maladie.

La troisième phase des essais cliniques est en cours depuis mai dans sept
pays d’Afrique (Burkina Faso, Gabon, Ghana, Kenya, Malawi, Mozambique,
Tanzanie), impliquant 16.000 enfants âgés de six semaines à 17 mois.

Elle évalue notamment les effets secondaires du futur vaccin, destiné en
priorité aux nourrissons et aux enfants de moins de cinq ans, les plus
vulnérables à la malaria.

« C’est un moment extraordinaire dans la lutte contre la malaria, et le
moment fort de plus de deux décennies de recherches, dont dix ans d’essais
cliniques en Afrique », s’est félicité le Dr Joe Cohen, co-inventeur du
vaccin RTS,S et chercheur chez GSK Bio.

« Nous sommes très satisfaits de la manière dont cette phase trois se
déroule », a assuré M. Cohen.

« Nous pensons et nous espérons que d’ici trois à cinq ans, le vaccin pourra
commencé a être développé. Tout ça dépendra évidemment d’abord de la phase
trois mais aussi de la vitesse à laquelle les autorités régulatrices vont
revoir le dossier », a expliqué le chercheur, espérant que « cela se passe le
plus vite possible ».

Le paludisme tue plus d’un million de personnes par an dans le monde,
surtout des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes, en
particulier en Afrique subsaharienne où un enfant meurt toutes les 30
secondes des suites de la maladie.

Les parasites responsables du paludisme, parfois encore appelé malaria, sont
transmis par la piqûre de la femelle d’un moustique, l’anophèle.

« En cas de succès, il (le vaccin RTS,S) deviendrait la première génération
de vaccin contre la malaria qui est efficace à 50% et dont l’effet dure plus
d’une année », selon MVI.

En 2006, la communauté internationale s’était fixé un objectif à long terme,
d’ici 2025, d’un vaccin antipaludique d’une efficacité clinique de 80%
contre les formes les moins sévères de la maladie et d’une durée de plus de
quatre ans.

D’autres vaccins contre le paludisme sont actuellement à l’essai, mais les
tests n’ont pas atteint, comme pour le RTS,S, le niveau de la phase trois.

La MVI, mise sur pied par l’organisation non gouvernementale PATH, est un
programme mondial financé principalement par la Fondation Bill et Melinda
Gates.

La MVI a pour objectif d’accélérer le développement d’un vaccin
antipaludique et d’assurer son accessibilité dans les pays en voie de
développement.

PATH est une organisation internationale qui entend « créer des solutions
durables et culturellement acceptables », en partenariat avec les secteurs
public et privé, pour « améliorer la santé et le bien-être au niveau
mondial ».

Les travaux de la conférence de Nairobi doivent prendre fin dimanche.

(©AFP / 03 novembre 2009 17h24)

Vous trouverez à la date du 2 octobre sur ce blog la présentation  de notre association ANIMA avec nos coordonnées 

Comments

  1. On l’attend bien sûr avec impatience…bien que nous ayons pu constater que dans la zone de Casamance où nous intervenons depuis bientôt 10 ans, nous rencontrons moins de cas de paludisme. Il n’était pas rare que nous ayons à traiter, à notre arrivée dans chaque village, un à plusieurs cas de paludisme (parfois grave) nécessitant la mise sous perfusoin de quinine. Distribution de moustiquaires, campagnes d’information, meilleure prise en charge grâce à un diagnostic par palutest et à un traitement adapté… semblent apporter quelques améliorations, et restent absolument indispensables en attendant le vaccin.

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