Produits éclaircissants de la peau

En Belgique et à Paris nous annonce le réseau Remed, les pouvoirs publics sont intervenus tout récemment dans des trafics de crèmes dépigmentantes.
Tous ces produits contiennent des corticostéroïdes, c’est-à-dire des substances hormonales puissantes ainsi que de l’hydroquinone et des sels mercuriels.. Ces produits qui sont en fait des médicaments sont largement utilisés, sans contrôle médical, parmi les communautés africaine et afro-américaine pour blanchir la peau : le mythe « Mickaêl Jackson », récemment ravivé comme on sait, n’est peut-être pas étranger à la diffusion de ces pratiques….

Les personnes qui utilisent ces produits ignorent souvent que leur vente et leur utilisation posent  problème et peuvent provoquer des effets indésirables parfois graves :

Vergetures, amincissement de la peau, ralentissement de la cicatrisation , modifications de la pilosité, photosensibilisation
–  Infections
–  Réactions allergiques cutanées ou respiratoire

– L’utilisation prolongée de petites quantités et/ou l’utilisation sur de grandes surfaces peuvent déclencher une insuffisance des glandes surrénales

De plus la qualité et l’origine de ces produits étant tout à fait incertaine, les risques  pour la santé sont accrus (cancérisation éventuelle).

«Le trafic de produits dépigmentants fonctionne comme le trafic de drogue : on a affaire à un vrai réseau mafieux» , explique Isabelle Mananga-Ossey, présidente de l’association « Label beauté noire » qui milite en faveur de produits cosmétiques de qualité pour les populations multiculturelles. «Les arrestations, les saisies, c’est très bien. Mais tant qu’il y aura de la demande, tant qu’il y aura des consommatrices prêtes à se cramer la peau, on n’arrivera à rien», ajoute Isabelle Mananga-Ossey.
A la rentrée prochaine, la mairie de Paris lancera une large campagne de prévention. De son côté, l’agence de contrôle des produits sanitaires (AFSSAPS) travaille en collaboration avec la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) pour analyser des produits trouvés sur le marché, ce qui s’accompagnera d’une campagne de sensibilisation.

On voit que le problème existe avec une acuité extrème non seulement en Afrique mais aussi  chez les populations à peau noire vivant en Europe:  voir notre article sur ce blog à la date du 1er juin dernier sur le problème au Sénégal.

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