Mission en Casamance – octobre 2008 – chapitre N° 11

Nous montons donc à bord de la pirogue pour gagner Kouba, laissant Alain sur la plage dans l’attente de traverser à son tour. Nous longeons le sud de Nioumoune pour déboucher dans le très large Grand bolong de Gambie, dit aussi bolong de Diouloulou, qui file plein nord, . Nous l’abandonnerons pour nous rapprocher peu à peu de Kouba en empruntant des bolongs de plus en plus étroits; le piroguier a parfois du mal à négocier les méandres en raison de l’étroitesse du cours d’eau et de la longueur de la pirogue lourdement chargée;

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la mangrove nous enserre et se fait même menaçante lorsque l’embarcation, obligée d’accélérer pour rester manoeuvrante ne parvient pas à tourner suffisamment et vient s’enferrer dans les épais branchages. De plus les fonds remontent; lil convient de ne pas venir s’échouer sur un banc de sable! C’est d’ailleurs ce qui se produit  à l’arrivée où la pirogue vient buter sur un monticule, y restant un peu en suspension au risque de verser irrémédiablement à l’instant du débarquement…La bascule sur le côté droit est évitée de justesse…Les villageois nous attendent en fait de l’autre côté dans une crique plus vaste et mieux accessible mais le trajet pour y parvenir est bien plus long ce qui explique notre choix! Rapidement arrivent les premiers habitants pour commencer le déchargement cependant que les femmes s’organisent pour le chant et la danse d’accueil…Les trois heures sur l’eau depuis midi sous un soleil haut dans le ciel nous ont donné des envies d’ombre! Nous ne tardons donc pas à traverser la rizière pour gagner la cour devant la maison du chef où nous attendent des arachides légèrement grilles dans leur coque que j’avoue ne pas apprécier outre mesure! Catherine, la pharmacienne, ne partage pas du tout mes goûts et se régale! Danses à nouveau puis discours et présentation de l’équipe à la population qui réserve un accueil des plus chaleureux à tous et surtout à Hyacinthe, fort ému.

 

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Nous apprenons que la maison des étrangers a été dévastée par la dernière tempête; nous devrons tous loger dans la case de santé nouvellement construite et d’ailleurs pas encore terminée. Nous constatons effectivement que la maison où nous avions encore dormi voici six mois en mars n’ a plus de toiture et qu’elle est déjà envahie par les herbes folles; pour sa part la bâtisse destinée au logement des enseignants est complètement éventrée; plus de toit, murs mis à bas et comme victimes d’une explosion; terminée en mai elle n’a jamais été habitée! Les toilettes de l’école ont souffert également: les tôles du toit sont tordues sur elles-même prêtes à s’envoler au prochain coup de vent si le village n’ y remédie pas rapidement! Il ne semble d’ailleurs pas que ceci préoccupe qui que ce soit dans le village! Les enseignants ne sont  pas encore arrivés plus de quinze jours après le jour officiel de la rentrée…

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