Mission médicalisée en Casamance 2

Après le repas, départ pour l’aéroport où, si tout va bien, notre vol pour Ziguinchor qui devait initialement avoir lieu le matin à 7 H est reporté à 17 H.. L’avion, un petit coucou à hélices, décolle avec notre compagnie et ses bagages.

A l’arrivée, nouvelles formalités et transport au bord du fleuve pour embarquer dans une pirogue à moteur. Il est environ 18 H et nous embarquons avec armes et bagages dans ce magnifique bateau mis à la disposition d’ANIMA par une autre ONG qu’est «  Marins sans frontières ».

A Zinguinchor, au moment d’embarquer, le reste de l’équipe se joint à nous, c’est-à-dire Catherine, la 2ème infirmière et notre couple d’intendants  arrivés trois jours auparavant pour acheter tout le nécessaire pour notre séjour.

Nous voilà donc tous réunis à onze personnes et tout le monde dans la pirogue. On enfile les gilets de sauvetage tout neufs et cette fois, çà y est, nous sommes presque arrivés direction Nioumoune .

La navigation se fait pendant 4 heures environ dans des « bolongs », c’est-à-dire des bras de mer qui rentrent dans les terres et qui entourent les îles de la Casamance. Ces bolongs sont plantés de palétuviers qu’on devine à peine car il fait nuit noire. Je me demande comment le piroguier réussit à se faufiler à travers cette mangrove et tous les bras de mer parsemés de moult  bancs de sable, et soumis aux variations de hauteur selon les marées. Il faudra donc tout calculer.

Il est 23 H 3O lorsque nous arrivons à Nioumoune enfin, après une traversée qui nous a abondamment mouillés entre les embruns et les vagues qui agitent la Casamance, car ce soir il y a du vent, nous obligeant à mettre les Kway. La pirogue a donc bien slalomé entre les bancs de sable et les filets de pêcheurs qui ne demandent qu’à se mettre dans les moteurs. Bref on arrive trempé, mais sain et sauf.

Présentation de notre ONG en date du 23 décembre sur ce blog.

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