Santé Mali Rhône Alpes

Samedi 12 mai avec Lyliane et Sophie nous avons fait le déplacement à Lyon pour assister à l’Assemblée Générale de SMARA.

Le docteur Bruno Moulinié, président, a longuement évoqué dans son rapport moral la situation cependant qu’en fin d’AG trois ressortissants maliens de Rhône Alpes ont apporté leurs réflexions  » d’enfants du pays ».

L’essentiel des préoccupations concerne la nouvelle rébellion touareg bien plus alarmante et dramatique que la précédente déclenchée dans les années 1990;  SMARA s’était d’ailleurs à l’époque maintenue au nord Mali.

Aux Touaregs dissidents du MNLA s’ajoutent les Salafistes d’Ansar Dine et AQMI; le 17 janvier a  débuté une guerre sécessionniste: à ce jour les trois régions du nord du Mali (Tombouctou, Gao et Kidal) sont sous la coupe des rebelles.

Le 22 mars un putsch militaire a renversé le gouvernement et mis sur la touche le président ATT à quelques jours de l’élection présidentielle à laquelle il n’était pas candidat…La CEDEAO  a voulu intervenir mais ses observateurs viennent de se retirer sans avoir fait avancer la situation; on ne sait qui gouverne vraiment le Mali  pour l’heure après l’acceptation par les putschistes de l’installation d’un gouvernement civil  provisoire.

Tous ces graves événements et ces incertitudes ont des conséquences majeures pour les populations du nord:

– d’abord par le déplacement des populations toutes ethnies confondues, soit dans d’autres régions du Mali soit dans des camps de réfugiés des pays voisins

– sur une situation alimentaire catastrophique

– enfin sur une situation sanitaire déplorable avec départ de quasiment tous les soignants et pillage des structures de soins.

En regard de ces événements les organismes internationaux et les ONG tentent de proposer des solutions.

SMARA a décidé (tout comme Via Sahel avec qui nous travaillons en Pays Dogon)  de rester au Mali

– pour ne pas abandonner les populations menacées par la famine, les exactions et l’obscurantisme: il se développe un antagonisme (racisme?) entre les populations noires et les Berbères et Touaregs…

– pour répondre à la demande de l’Ambassade de France

– pour préparer l’avenir dans l’espoir d’une normalisation.

SMARA poursuit donc et renforce les programmes de formation, ceux du moins qui peuvent se dérouler à Bamako en interrompant les missions de formation en compagnonnage sur le terrain. Le soutien des boursiers, étudiants en médecine à Bamako est accru. SMARA participe activement à toutes les réunions organisées à Bamako, tant par les organismes internationaux que par les ONG.

Nous sommes tous  très préoccupés par cette situation et ne voulons pas nous laisser aller au pessimisme; les Maliens, présents  à l’AG, ont abondé en ce sens, persuadés que leur pays allait trouver les solutions à ces conflits dramatiques…

Présentation d’ANIMA en date du 23 décembre sur ce blog.

 

 

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