Médicaments contrefaits au Sénégal

Nous revenons de Casamance et pouvons témoigner de la difficulté grandissante à se procurer auprès de la Pharmacie centrale ou de la Pharmacie régionale les médicaments essentiels dont nous avons besoin pour nos missions itinérantes. Les postes et cases de santé sont bien sûr logés à la même enseigne…Cette pénurie facilite certainement le fait que  » le marché sénégalais soit inondé par des médicaments contrefaits (comme nous en informe le forum ReMed).

http://www.mtm-news.com/article/3108/marche-senegalais-inonde-par-des-medicaments-contrefaits
Le lundi 11 avril 2011 17:17 , par Hadjer GUENANFA , dernière mise à jour 12
avril 2011 14:08

En Afrique, la vente de médicaments contrefaits constitue un danger pour les
consommateurs et le secteur pharmaceutique. Les professionnels sénégalais du secteur de l’industrie pharmaceutique
mettent en garde les autorités contre le danger que constituent les
médicaments contrefaits vendus illicitement sur le marché.

Les médicaments contrefaits inondent le marché sénégalais. Outre le danger
que constitue ce genre de produits, c’est la crise que le secteur traverse
qui inquiète les autorités. « Des statistiques… montrent que plus de 40 %
des pharmacies sénégalaises vivent dans des difficultés », a indiqué, il y a
quelques jours Cheikh Oumar Dia, président du Conseil national de l’ordre
des pharmaciens dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil, cité par
l’agence de presse officielle.

Le directeur de la Pharmacie et des laboratoires, Papa Amadou Diop, a
rappelé que tout produit écrit dans une langue autre que le français a été
introduit de manière illicite sur le marché sénégalais. M. Diop avait alors
évoqué des problèmes de sécurisation des circuits de distribution à
l’intérieur du pays. « Ce sont des produits pharmaceutiques écrits en
anglais, en portugais, en arabe etc. Au Sénégal, tous les produits sont
écrits en français et non en anglais ou en arabe. Tous les produits écrits
dans ces langues ne sont pas entrés légalement au Sénégal », a-t-il précisé.

Les professionnels du secteur exigent des autorités l’adoption de mesures
adéquates pour solutionner ce problème. Mariam Diallo, pharmacienne en fait
partie. Elle propose la mise à la disposition du ministère de la Santé des
dons de médicaments pour effectuer les contrôles et analyses nécessaires.
Pour de nombreux pharmaciens, la majorité des produits pharmaceutiques
contrefaits sont issus des dons envoyés au pays. Ils préconisent alors le
renforcement du contrôle au port, à l’aéroport et aux frontières. »

Si l’approvisionnement « officiel » en médicaments essentiels vérifiés se montrait suffisant la place pour la contrefaçon diminuerait probablement…

Présentation de notre association en date du 28 février sur ce blog.

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