L’excision sévit toujours en Afrique

Si au Sénégal ou au Mali l’excision a été déclarée « hors la loi » sans que hélas cela ait suffi pour faire cesser cette pratique de mutilation génitale des fillettes, il n’en est pas de même encore en Guinée-Bissau, pays qui jouxte la Casamance: une enfant de trois mois vient de mourir jeudi des suites d’une hémorragie provoquée par l’excision à laquelle l’a soumise sa mère, semble-t-il contre la volonté du père. La mère n’aurait pas compris la gravité de l’hémorragie consécutive à cette mutilation et n’a donc pas consulté…

L’émoi provoqué par cet événement devrait permettre aux responsables de « la Ligue des Droits de l’Homme » locale de se retourner une nouvelle fois vers le gouvernement pour le responsabiliser et faire adopter enfin une législation condamnant formellement l’excision et les mutilations génitales, premier pas pour convaincre les mères d’abandonner ces pratiques criminelles envers leurs filles, répétant, hélas, les sévices dont elles ont été elle-même victimes…

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