CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LE DARFOUR

L’association Sauver Le Darfour SLD poursuit son travail d’action et d’interpellation sur la situation au Darfour.
La seule chance des civils Darfouris de voir un jour la crise réglée réside dans une forte mobilisation citoyenne permettant de mettre les gouvernants face à leurs responsabilités.
A ce titre, Sauver Le Darfour vient de remporter une première victoire.
Sa proposition de Conférence internationale sur le thème du Darfour vient d’être mise en œuvre par le nouveau Ministre des Affaires étrangères Monsieur Bernard Kouchner. Elle s’est tenue à Paris le 25 juin dernier et a réuni les ministres des affaires étrangères de différents pays. Cependant, le principal intéressé, à savoir le Soudan, était absent et nous ne pouvons que déplorer ce refus de participer à la conférence internationale, nouvelle preuve de son manque de volonté quant au règlement de la crise.

Sauver Le Darfour n’abandonne pas son combat pour les civils Darfouris et poursuit sa mission d’information et de mobilisation citoyenne, en continuant ses actions pédagogiques en France et en Europe (campagne de communication, conférences, expositions, rédaction d’analyses…) ; grâce au soutien de tous, SLD a la capacité d’organiser des projets de plus grosse envergure. Si vous désirez soutenir leur action vous pouvez d’adhérer en envoyant un chèque de 20 euros à Sauver Le Darfour 10 rue st Claude 75003 Paris

SLD
06 16 01 73 40
contact@sauverledarfour.org

Nous vous invitons à organiser des initiatives dans vos villes et pays vous remercions chaleureusement de vos soutiens.
Vous trouverez ci-dessous l’ analyse de la conférence internationale publiée ce jour dans le quotidien Liberation.

« Liberation » 26 juin 2007 :

«Cette conférence est le début d’une diplomatie musclée»
Même imparfaite, la rencontre satisfait l’ONG Sauver le Darfour.

Par Raja Khélifi

La conférence internationale sur le Darfour à Paris représente «une avancée diplomatique», selon l’association Sauver le Darfour (SLD, www.sauverledarfour.org).

«C’est la première fois que l’on réunit autour d’une même table les grandes puissances qui se mobilisent pour le Darfour. Cette conférence est le début d’une diplomatie musclée», explique Mahor Chiche, le président de cette association. A la fin de la rencontre hier, les membres de la communauté internationale ont réaffirmé leur soutien à la force hybride de l’ONU et de l’Union africaine. Pour SLD, «c’est un début», même si l’association fait part de sa déception que «l’absence du gouvernement d’el-Béchir n’a pas encouragé les participants à la réunion à faire pression sur la Chine», alliée primordiale de Khartoum.

Mahor Chiche précise ses attentes : «Trois types de décisions auraient pu ressortir à l’issue de la conférence : tout d’abord faire en sorte que les membres du Conseil de sécurité garantissent à la Chine son approvisionnement en pétrole soudanais après l’éviction de la junte de Khartoum [Pékin achète les deux tiers du brut local, ndlr]; trouver un accord sur de nouvelles sanctions contre le Soudan, tout en renforçant les moyens d’enquête de la Cour pénale internationale ; et prévoir le retour des déplacés dans leur village en assurant leur protection. Mais à l’heure actuelle, la priorité est de mettre en place un agenda de sortie de crise et de continuer l’impulsion diplomatique donnée par cette conférence, car en quatre ans de dialogue, les négociations étaient restées stériles

Evoquant les décisions à prendre vis-à-vis du Soudan, le président de Sauver le Darfour insiste : «Le Darfour n’est pas seulement un problème humanitaire, c’est aussi un problème politique. Le régime de Khartoum est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat [en 1989], c’est un régime illégitime qui n’a d’ailleurs jamais tenu sa parole lorsqu’il a pris des décisions. Mais la communauté internationale devra organiser d’autres conférences, avec les belligérants par exemple, afin de trouver des solutions pour le Darfour. La solution diplomatique est la plus efficace pour un conflit comme celui-ci. Rappelez-vous que, en 2004 à Haïti, c’est une conférence internationale qui avait permis de débarrasser les Haïtiens du pouvoir en place.»

Pour Sauver le Darfour, «après quinze résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, leur application doit être primordiale, à commencer par la résolution 1703, qui interdit le survol du Darfour. Cela entraînerait l’arrêt des bombardements contre les civils» . « 

Comments

  1. Le précarré humanitaire :

    Pas un jour ne passe, sans que le personnel humanitaire des O.N.G., travaillant dans des zones difficiles à travers le monde, ne soit enlevé, assassiné ou empéché d’agir !

    Les ingérences des Etats, la confusion, voir la collusion entre militaire et humanitaire, l’utilisation des O.N.G. à dessein de puissance et non plus d’apport d’aides urgentes au plus nécessiciteux, ont crée des situations dangereuses.

    Discréditées, les O.N.G. se retrouvent menacées et fatalement acculées à deux choix d’impuissances : se retirer définitivement ou rester à bonne distance.

    Tout cela se fais bien évidement aux détriments des populations qui sont dans le besoin et qui se retrouve abandonnées, livrées à elles mêmes.

    Il y à necessité de redéfinir, rapidement le cadre de l’action humanitaire.

    Nous devons impérativement appliquer à la lettre, des principes et des régles, déjà édictés et connus universellement, tel que, entre autre, ceux de la Croix Rouge :

    Humanité, Impartialité,Neutralité, Indépendance,Volontariat, Unité, Universaltité.

    Les O.N.G. humanitaire privé, ont la possibilité d’opérer sans support militaire et en toute sécurité dans des zones à risques. Les moyens pour cela sont déjà utilisé dans ces mêmes pays par le monde « capitaliste ».

    Le président des Ailes de Montcalm :
    SEDDAOUI El Mostafa

  2. Le conflit au Darfour est un jeu d’intérêts.
    Ce ne sont pas les poursuites judiciaires qui vont apaiser la situation.
    Il faut r’abord trouver un consensus entre le gouvernement central islamique et la communauté Noire Arabe.
    C’est bien après la trouivaille d’une situation de sortie de crise qu’on pourrait voir comment incriminer ou laisser passer dans l’amnistie, les responsables des crimes génocides et autres infractions graves.

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