Vaccin contre la DENGUE

Sanofi parie sur l’avenir du vaccin anti-dengue
De Delphine THOUVENOT (AFP) –
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gcvVwKGzpXaq11qMH_RKzwhK4nww?docId=CNG.a1a93435f42f9aac39c88050ce1da502.161

MARCY-L’ETOILE (Rhône) – Sanofi-Pasteur, la branche vaccins du géant
pharmaceutique Sanofi-Aventis, a parié sur l’avenir du vaccin anti-dengue,
maladie faisant des milliers de morts chaque année, non seulement aux
Antilles françaises mais surtout en Asie du Sud-Est et en Amérique latine.

Sanofi construit d’ores et déjà près de Lyon son usine de production, qui
devrait être inaugurée dès 2013, alors même que les tests se poursuivent à
travers le monde et que le vaccin contre cette maladie infectieuse
ressemblant au paludisme n’est pas encore enregistré.

« Classiquement, on attendait qu’un vaccin soit prêt pour lancer la phase
industrielle », explique le « M. Dengue » de Sanofi, Jean Lang, recevant dans
les laboratoires du groupe à Marcy-l’Etoile, banlieue chic de l’ouest
lyonnais.

Ce « programme prioritaire » absorbe une grande partie des 450 millions
d’euros que Sanofi-Pasteur consacre annuellement à la recherche et au
développement, reflet de la stratégie de Sanofi-Aventis de développer le
segment des vaccins, notamment dans les pays émergents, pour contrebalancer
l’effet néfaste des génériques sur ses ventes de médicaments.

Au total, 300 millions d’euros ont déjà été investis dans cette nouvelle
usine en construction à Neuville-sur-Saône, à quelques kilomètres du
site-mère de Marcy-l’Etoile.

Les cuves destinées à purifier l’eau entrant dans la fabrication du vaccin
sont déjà en phase de test, au rez-de-chaussée de l’immense laboratoire de
ce « pôle vaccins » d’où Sanofi prévoit de sortir chaque année, à l’horizon
2014, 100 millions de doses de vaccins anti-dengue.

Pour justifier cet « investissement à risque », Sanofi cible un marché
potentiel allant jusqu’à 3,5 milliards d’individus pour ce vaccin
actuellement testé en Thaïlande et en Australie, mais aussi en Amérique du
Sud.

Le laboratoire met en effet les bouchées doubles : il en est déjà au stade
des discussions avec les autorités sanitaires des pays, comme les
Etats-Unis, où seront demandées des autorisations de mise sur le marché. Et
il présentera son vaccin lundi à Genève, ville de l’Organisation mondiale de
la Santé (OMS). L’OMS estime à 50 millions les cas annuels de cette maladie
transmise par moustiques.

Sanofi-Pasteur, s’il est en pointe sur la dengue avec son vaccin inspiré de
celui de la fièvre jaune, n’est cependant pas le seul à travailler sur cette
maladie dont la zone épidémique classique ne cesse de se développer, avec
des cas autochtones détectés en France métropolitaine ou aux Etats-Unis.

Son concurrent britannique GlaxoSmithKline (GSK) travaille sur un vaccin
anti-dengue avec le centre de recherche de l’armée américaine du Walter Reed
Army Institute of Research (WRAIR). Mais, interrogé par l’AFP, GSK reconnaît
en être à une phase « très précoce », sans certitude de développement
industriel.

« Les avancées significatives de Sanofi dans le développement du vaccin
contre la dengue vont certainement contraindre les autres compétiteurs à ne
pas poursuivre leurs propres projets », prédit Philippe Desprès, de
l’Institut Pasteur à Paris, institution indépendante sans lien avec
Sanofi-Pasteur.

L’Institut Pasteur poursuit cependant le développement de son propre vaccin
contre la dengue, basé sur celui de la rougeole, avançant qu’il serait bien
moins coûteux que celui de Sanofi, qui cible pays solvables et voyageurs.

Le candidat vaccin de l’institut, qui en est encore au stade des essais chez
l’animal, est soutenu par une « start up » en biotechnologie autrichienne,
Themis.

Mais la petite équipe de l’Institut Pasteur dispose de moyens largement
insuffisants pour des essais de validation chez l’homme, avec une poignée de
chercheurs sur le projet contre des centaines chez Sanofi-Pasteur.

Présentation denotre association à la date du 28 février sur ce blog

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