Médicaments non utilisés M.N.U.

Les M.N.U. ne doivent plus être récoltés aux fins de réexpédition pour utilisation humanitaire.

Nombreux sont ceux qui s’insurgent encore contre cette décision de l’OMS qui a débouché en France sur une loi interdisant cette pratique.

Il est vrai que le gaspillage est énorme en France et que l’on  pourrait récupérer nombre de produits…

Nous vous livrons ci-dessous une étude  publiée à propos des dons de médicaments  lors du tsunami qui aide à comprendre le bien fondé de cette décision.

Merci au forum E-Med qui a publié cette étude et en a fait assurer la traduction.

 

 

Publication d’une étude su les dons de médicaments au Sri Lanka après le
tsunami

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voir le site: http://www.burnet.edu.au/home/cih/resources/reports

Les espoirs, la réalité et le fardeau des dons de médicaments.

Une étude très complète du profil des dons de médicaments pour vérifier
l’adéquation et le respect des recommandations de l’OMS a été préparée par
le Dr BVSH Benaragama et le Prof. Rohini Fernandopoulle en collaboration
avec la Faculté de Médecine de l’Université de Colombo et la Division des
Fournitures Médicales du Ministère de la Santé du Sri Lanka.

Le manuscrit a été préparé par le Dr Rohini Fernandopoulle.

L’étude montre qu’une majorité des dons (>80%) n’était pas souhaitée, est
arrivée sans information préalable, et non triée. Environ 50% des dons
étaient des produits non-triés venant d’individus privés qui ne les avaient
pas utilisés, récupérés dans différents centres et envoyés par des
organisations internationales d’assistance d’urgence. Ces dons étaient un
rassemblement de marques différentes mélangées à des articles d’aide
d’urgence.

43% des produits n’étaient sur aucune « liste », soit celle du ministère, ou
de l’OMS (liste des médicaments d’urgence) et 38% des molécules n’étaient
pas enregistrées dans le pays et on pouvait donc les considérer comme
totalement inutiles et parfois même dangereuses. 28 tonnes (50,5% du total)
des dons) ne portaient pas de date de péremption. Et 6,5% des produits
portant une date de péremption avaient expiré avant leur arrivée, alors que
seulement 67% des produits avec une date de péremption respectaient les
recommandations de l’OMS à savoir qu’après l’arrivée dans le pays, la durée
de péremption devait être au minimum d’un an. Une grande proportion des
médicaments non essentiels ne répondait pas à une situation d’urgence. La
langue de l’étiquetage de 62% des produits était incompréhensible dans le
pays, 81% n’avaient pas de notice de boîte et 15% ne comportaient pas de nom
générique. Conserver les médicaments expirés ou inutile encombrait les
entrepôts réservés aux médicaments essentiels.

D’un autre côté, les médicaments achetés par les habitants du pays après
avoir consulté la Division des Fournitures du Ministère et 90% des dons
reçus de gouvernements étaient sur la liste du Ministère de la Santé, ils
avaient aussi une durée de péremption correcte de plus d’un an et étaient
utilisables à 100%. Le coût de l’un des dons, annoncé par son donateur,
équivalait à peu près à 50% du budget des médicaments du Sri Lanka. Et
pourtant, la totalité des dons lors du tsunami n’a permis de réduire le
budget des médicaments du Sri Lanka que de 4%. Détruire certains des
médicaments non souhaités a été d’environ 2,5 millions de roupies
cinghalaises (102 roupies SL = 1 $ USA). Nombres d’agences, et de
particuliers, ont cherché à faire de la publicité autour de leurs dons lors
de leur transfert.

Le gouvernement du Sri Lanka attendait beaucoup de ces dons en termes d’aide
financière et matérielle. Et pourtant cette étude montre que ces dons ont
été un fardeau plutôt qu’une aide au pays.
L’étude montre aussi que même si
les recommandations des « bonnes pratiques des dons » (la Commission Médicale
Chrétienne, l’OMS ou certaines venant de pays) étaient en place et
régulièrement révisées depuis 1988, leur impact à ce jour a été faible sur
la qualité des dons de médicaments au moment d’une urgence. Cette étude
montre des manques dans le processus et formule des recommandations pour
réduire les conséquences négative et involontaires des dons de médicaments
dans le futur.

Il est fortement recommandé d’interdire strictement ces pratiques de se
débarrasser de produits inutilisés dont on ne veut plus,
de médicaments
périmés et de produits radioactifs, et aussi que tous les pays donateurs
envisagent d’adapter le cadre légal de l’Union Européenne, qui interdit la
récupération et l’envoi de produits non utilisés par les malades en les
faisant renvoyer aux pharmacies.

[remerciements à CR pour la traduction de ce message de e-drug.CB]

 

Vous trouverez une présentation complète de notre association ANIMA à la date du 15 novembre sur ce blog.

Nous vous rappelons la publication de notre nouveau bulletin que vous pouvez consulter sur

http://www.anima-ong.fr>

Comments

  1. bonjour j,ai ma femme qui a une infection vaginale chronique a base staphylocoques
    plusieurs traitements lui on été prescrits et ras. dernièrement on lui a prescrit un traitement a base de médicaments qui n,existent pas en algerie .Je voudrais savoir si on peut m,aider a avoir ces médicaments par l’intermédiaire dnune association et merci

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