Un progrès : Conservation des vaccins sans réfrigération

Revue SCIENCE  Translational Medicine datée du 17 février 2010 : processus de conservation des vaccins à température ambiante ou même tropicale :
SAN DIEGO (Etats-Unis) – Des chercheurs britanniques ont mis au point un
processus bon marché permettant de fabriquer des vaccins qui se conservent
même à des températures tropicales, révèle une étude dévoilée cette semaine.
Cette technologie, développée par l’entreprise britannique Nova Bio-Pharma
Technologies, permet de ne pas avoir à réfrigérer ou congeler les vaccins.

Cette avancée pourrait révolutionner les efforts de vaccination dans les
pays en développement où des maladies infectieuses tuent des millions de
personnes chaque année, soulignent les auteurs de cette étude parue dans la
revue Science Translational Medicine datée du 17 février.

Ces chercheurs ont démontré qu’il était possible de stocker pendant quatre
mois, sans aucune dégradation, deux vaccins différents dans des membranes à
base de sucre jusqu’à 45 degrés Celsius.

Ces mêmes vaccins pouvaient se conserver durant un an jusqu’à 37 degrés
Celsius avec seulement de très faibles pertes du vaccin récupéré dans la
membrane.
La membrane est attachée à une seringue conventionnelle et remplie de
liquide pour dissoudre le vaccin avant de l’injecter.

« Cette nouvelle technique représente l’une des avancées les plus exaltantes
dans les industries pharmaceutiques et biotechnologiques britanniques
surtout du fait qu’elle peut s’appliquer à des traitements très instables
tels que des vaccins contre le paludisme
« , souligne le Dr Peter White,
directeur général de Nova.
L’étude a été menée par des chercheurs de l’Université d’Oxford qui ont
testé une technologie de Nova déjà protégée par un brevet.
« Les vaccins actuels doivent être gardés dans des réfrigérateurs ou des
congélateurs ce qui nécessite une infirmière, un frigo et de l’électricité (ou du gaz en bouteille ou du pétrole selon les types de réfrigérateurs employés) pour en assurer la distribution », explique le Dr Matt Cottingham, de
l’Université d’Oxford et principal auteur de l’étude.
« Si on peut transporter les vaccins à des températures ambiantes, on réduit
considérablement les coûts de transport », poursuit-il.
« On peut même imaginer quelqu’un sur un vélo et un sac à dos rempli de
vaccins livrant des doses dans des villages reculés » en Afrique, ajoute le
médecin.

(©AFP / 18 février 2010 21h07)
En date du 12 janvier 2010 vous est présentée sur ce blog notre association ANIMA

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